Grève aux urgences : l'exécutif ne prévoit pas de mesures supplémentaires

C'est ce qu'a indiqué la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, mercredi, lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

L\'entrée d\'un service d\'urgences en grève, à l\'hôpital de Valence (Drôme), le 27 mars 2019.
L'entrée d'un service d'urgences en grève, à l'hôpital de Valence (Drôme), le 27 mars 2019. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)

Après le plan de quelque 750 millions d'euros dévoilé par la ministre de la Santé pour tenter de répondre à la crise dans les urgences, l'exécutif ne prévoit pas de mesures supplémentaires dans l'immédiat. C'est ce qu'a déclaré la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, lors du compte-rendu du Conseil des ministres, mercredi 11 septembre.

"On a là une réponse qui, je crois, est largement à la hauteur des besoins, qui s'inscrit dans le temps court et dans le temps long", a-t-elle déclaré. "Nous n'envisageons pas à ce stade de mesures supplémentaires (...) Au-delà de la question financière, il y a aussi une question d'organisation. Vous pouvez mettre autant d'argent que vous voulez, si on continue à avoir une croissance irréfrénée du nombre de personnes qui passent aux urgences, le système ne peut pas supporter la charge et ne pourra jamais la supporter", a-t-elle poursuivi. Et d'ajouter : "Pour terminer une crise, comme pour le tango, il faut être deux."

Après six mois de mobilisation, le collectif Inter-urgences a voté, mardi, en faveur d'une nouvelle journée d'actions le 26 septembre prochain. Il continue de réclamer des "réouvertures de lits", des "recrutements à la hauteur des besoins" ainsi qu'une "augmentation de 300 euros nets mensuels pour tous les hospitaliers".