Crise aux urgences : le maire de Saint-Étienne interpelle Agnès Buzyn après la longue attente d'un patient sur un brancard

Mardi 30 juillet, un homme de 72 ans a passé 120 heures sur un brancard de l'hôpital de Saint-Étienne, autrement dit cinq jours bloqué dans un couloir des urgences.

Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne, durant un meeting, le 26 juin 2019.
Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne, durant un meeting, le 26 juin 2019. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

Le maire de Saint-Étienne a interpellé par courrier Agnès Buzyn, la ministre de la Santé vendredi 2 août, rapporte France Bleu Saint-Etienne Loire. Gaël Perdriau a pris cette décision après qu'un septuagénaire ait passé cinq jours sur un brancard, mardi 30 juillet, avant d'être admis dans une chambre de l'hôpital de Saint-Étienne.

Dans sa lettre datée du 2 août, le maire Les Républicains demande à la ministre de réformer l'hôpital et le système de santé. Selon lui, la ministre "n'a pas pris la mesure de la situation" et les 70 millions d'euros débloqués par le gouvernement ne sont "pas à la hauteur de ce que vivent les patients qui attendent dans le couloir des urgences : la situation est inacceptable".

Un premier courrier déjà envoyé à la ministre

Au mois de juin, au moment de la grève aux urgences de Saint-Étienne, Gaël Perdriau avait rencontré le personnel et adressé un courrier à Agnès Buzyn. Il regrette ne pas avoir été écouté et a donc renvoyé ce même courrier, avec cette fois quelques propositions concrètes : la nomination de 30 internes supplémentaires, la création de postes supplémentaires, la création de deux maisons médicales à Saint-Étienne afin de faire des propositions aux patients en amont des urgences.

Selon le personnel de l'hôpital, interviewé par France Bleu Saint-Etienne Loire, il n'est pas rare de voir des patients restant plus de 70 heures sur des brancards.