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Grève pour les salaires : les routiers en appellent à François Hollande

Le conflit pour des hausses de salaire dans le secteur des transports s’enlise. L’intersyndicale des routiers en appelle jeudi à l'Elysée pour faire revenir le patronat à la table des négociations.
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Radio France
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 (Alors que la grève sur les salaires s'enlise, l'intersyndicale des routiers demande l'intervention du Premier ministre © MaxPPP)

Des opérations escargots menées par des routiers ont repris dans les secteurs de Lille et de Bordeaux. Après avoir constaté jeudi matin, l’absence de représentants patronaux à la table des négociations sur les salaires, l’intersyndicale a d'abord pris le chemin de Matignon, en vain.

Après Matignon, le Medef... et l'Elysée

Faute d'être reçus à Matignon, les représentants de l'intersyndicale se sont rendus en début d'après-midi au siège du Medef, où ils ont trouvé des portes soigneusement closes à leur approche par les agents de sécurité de l'organisation patronale. "Depuis ce matin, on nous ferme les portes partout ", a déploré dans la foulée Thierry Douine (CFTC) dénonçant l'absence de dialogue social. L'intersyndicale prévoit de se réunir vers 19h, puis de se rendre à l'Élysée pour demander à y être reçue.

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Un appel à l'amplification des actions

Sur le terrain et "au vu de ce qui se passe ", l’intersyndicale appelle à la continuité des actions entamées dimanche et à leur durcissement. La CGT dit même rechercher de nouvelles formes d’action pour "forcer le patronat à négocie r". Par ailleurs, le syndicat met sur la table la question "des aides publiques " en demandant leur suppression "à partir du moment où dans une convention collective, des salaires sont en dessous du Smic".

"Le politique a aujourd’hui un rôle central dans ce qui se passe" : Jérôme Vérité, secrétaire général de la CGT-transports
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De son côté, FO met en avant la date historique du 22 janvier, marquée par la chaise vide du patronat. "Ce n’est jamais arrivé dans l’histoire de la négociation collective " selon Patrice Clos, un représentant de FO-transports, alors dit-il qu’il y a "des débats en ce moment sur le dialogue social" .

"C’est lamentable la façon dont on négocie dans la branche" : Patrice Clos, FO-transports
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L’intersyndicale a reçu mercredi soir le soutien du secrétaire d’Etat aux Transports sur la nécessité de négocier. Dans un communiqué, Alain Vidalies a "déploré " la politique de la chaise vide. Les fédérations patronales en restent pour le moment à un constat "d'absence d'élément nouveau ", pour déclencher la reprise des discussions. 

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