Graeme Knowles était critiqué pour son intention de déloger le campement des manifestants sur le parvis de l'église.

Graeme Knowles est le troisième et plus important responsable de Saint-Paul à donner sa démission depuis l'installation, le 15 octobre, du campement des indignés, qui s'inspirent du mouvement "Occupy Wall Street", à New York.

Graeme Knowles lors d\'une rencontre avec les indignés campant sur le parvis de l\'église, le 30 octobre.
Graeme Knowles lors d'une rencontre avec les indignés campant sur le parvis de l'église, le 30 octobre. (BEN STANSALL / AFP)

Graeme Knowles est le troisième et plus important responsable de Saint-Paul à donner sa démission depuis l'installation, le 15 octobre, du campement des indignés, qui s'inspirent du mouvement "Occupy Wall Street", à New York.

Graeme Knowles a expliqué que sa position était devenue "intenable", alors que "les critiques montaient dans la presse, les médias et l'opinion publique" sur la gestion de la crise par la hiérarchie de la cathédrale. Le doyen, soutenu par l'évêque de Londres Richard Chartres, avait justifié le recours en justice pour obtenir la fin du campement. Cette position était vivement critiquée, considérée comme contraire à la morale chrétienne.

Le chanoine Giles Fraser, n°3 dans la hiérarchie de la cathédrale, a pour sa part démissionné le 27 octobre, après la décision du doyen de fermer la cathédrale et d'envisager une action en justice pour déloger les manifestants. Giles Fraser avait estimé que "l'Eglise ne devrait pas s'impliquer dans une action susceptible de déboucher sur des violences contre les protestataires". Son départ avait été suivi par celui du chapelain Fraser Dyer.

L'église anglicane est divisée sur l'attitude à tenir vis-à-vis des manifestants, qui gênent l'accès à la cathédrale, un des hauts lieux religieux et touristiques du pays. Les militants du "Occupy LSE" (London Stock Exchange) campent sur le parvis de Saint-Paul, située au coeur du district financier historique de Londres dont l'accès leur est interdit par un cordon policier.

Le campement est passé en une semaine de 70 à quelque 200 tentes, ce qui a conduit les autorités de Saint-Paul à fermer le 21 octobre la cathédrale au public, pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale, en invoquant des raisons de sécurité et d'hygiène. Saint-Paul a réouvert vendredi dernier. Le manque à gagner a été estimé à 16 000 livres (18 300 euros, 25 500 dollars) par jour de fermeture, l'entrée pour les touristes étant payante.