"Nous sommes tous victimes de la corruption", estime le président d'Anticor

Jean-Christophe Picard, président d'Anticor, a écrit le livre "La colère et le courage", une sorte de plaidoyer contre la corruption et pour une république éthique. Il revient sur son combat de chaque jour.

La moralisation de la vie politique et la lutte contre la corruption. C'est le combat de Jean-Christophe Picard, président de l'association Anticor. "Quand on habite Nice comme moi, on est sensibilisé très tôt aux problèmes de corruption et de clientélisme (…) je trouvais ça anormal, j'étais en colère et elle ne m'a pas quittée, on est venu me chercher pour créer Anticor", raconte-t-il. L'association lutte contre la corruption et pour l'éthique en politique. Créée en 2002, elle compte 4 000 bénévoles partout en France et est engagée dans une centaine d'affaires de fraude ou de corruption. "Le coût de la fraude fiscale et de la corruption en France chaque année est de 200 milliards d'euros, donc des impôts et taxes en trop (…) Nous sommes tous victimes de la corruption et de la fraude fiscale", ajoute Jean-Christophe Picard.

Pas de "tous pourris"

Tout le monde est-il pourri en France ? "Nous combattons le 'tous pourris'. Anticor a été créé par des élus d'abord, pour réhabiliter la démocratie représentative et restaurer la confiance entre élus et électeurs. Il y a certains élus véreux qu'il faut exclure de la vie politique", précise le président de l'association. Il préconise trois mesures d'urgence : l'indépendance des procureurs de la République, la limitation du cumul des mandats dans l'espace et le temps et demander un casier judiciaire vierge pour tous les candidats à un poste politique.

Anticor.
Anticor. (FRANCEINFO)