En difficulté, la banque HSBC supprime 50 000 emplois dans le monde

Il s'agit selon la banque de réaliser des économies de 4,5 à 5 milliards de dollars par an d'ici 2017.

En parallèle de sa restructuration, HSBC entend \"accélérer ses investissements en Asie\" avec une attention particulière pour la gestion d\'actifs et l\'assurance.
En parallèle de sa restructuration, HSBC entend "accélérer ses investissements en Asie" avec une attention particulière pour la gestion d'actifs et l'assurance. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

HSBC tranche dans le vif. Ebranlée par des amendes colossales et la baisse de ses résultats en 2014, la banque britannique a annoncé mardi 9 juin la suppression de dizaines de milliers d'emplois dans le monde dans le cadre d'un vaste plan de restructuration. Des milliers de postes vont en outre être délocalisés dans des pays à "faible coût/haute qualité" de main d'œuvre, selon ce plan publié sur son site internet.

En prenant en compte la cession de ses opérations en Turquie et au Brésil, la première banque européenne, qui emploie à l'heure actuelle 266 000 personnes, va supprimer 50 000 emplois. Il s'agit selon le groupe de réaliser des économies de 4,5 à 5 milliards de dollars par an d'ici 2017. Cette restructuration devrait toutefois lui coûter entre 4 et 4,5 milliards de dollars pendant cette période.

HSBC entend parallèlement "accélérer ses investissements en Asie" avec une attention particulière pour la gestion d'actifs et l'assurance. La banque va ainsi renforcer sa présence dans le sud industrieux de la Chine et dans les pays d'Asie du Sud-Est qui, comme les Philippines, l'Indonésie, la Malaisie ou Singapour, affichent des taux de croissance annuels de plus de 4%.

Scandales à répétition

HSBC a récemment été ébranlée par l'opération SwissLeaks, et les révélations des pratiques d'évasion fiscale à grande échelle passées par sa filiale suisse, basée à Genève. Ce n'est pas le seul scandale ayant frappé ces dernières années la plus grande banque d'Europe, contrainte à verser l'équivalent de milliards d'euros d'amendes et d'indemnités dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Ces amendes colossales, ainsi que les provisions et réparations corrélées, lui ont valu une baisse de son bénéfice net de 15% l'an dernier. Quelques minutes après l'annonce de ce plan de restructuration, l'action de la banque a perdu 1% à la Bourse de Londres.