Face au ralentissement économique, la BCE prolonge le statu quo et maintient ses taux au plus bas

La Banque centrale européenne a promis que ses taux directeurs ne bougeraient pas "jusqu'à l'été 2019 au moins". 

Le siège de la BCE à Francfort en Allemagne, le 24 janvier 2019. 
Le siège de la BCE à Francfort en Allemagne, le 24 janvier 2019.  (DANIEL ROLAND / AFP)

La conjoncture économique a dissuadé la Banque centrale européenne (BCE) de programmer une hausse de ses taux. Après avoir abandonné son programme de soutien à l'économie, la BCE a préféré prolonger, jeudi 24 janvier, le statu quo monétaire en maintenant ses taux directeurs au plus bas, soit à zéro pour le taux de refinancement des banques et à -0,40% sur les liquidités excédentaires déposées au guichet de l'institut. Et l'institut a promis que ces taux ne bougeraient pas "jusqu'à l'été 2019 au moins", avant ce qui serait le premier tour de vis monétaire depuis juillet 2011, une action risquée si l'économie patine.

Le FMI a raboté la prévision de croissance de la zone euro à 1,6% pour cette année, tandis que l'inflation en zone euro, seul objectif officiellement fixé à la BCE, a de son côté ralenti à 1,6% en décembre, après 1,9% en novembre, en raison surtout d'un recul des prix de l'énergie. "Ni la faiblesse de l'inflation, ni l'incertitude sur le panorama économique européen, ni (l'attitude attentiste) de la Réserve fédérale américaine (Fed) n'invitent à précipiter le débat sur la première hausse des taux en zone euro", analyse Bruno Cavalier, économiste d'Oddo BHF.