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Xavier Bertrand attend une réouverture "dans les prochaines heures" de l'usine Albany

Le ministre du Travail dit attendre la réouverture de l'usine de Saint-Junien (Haute-Vienne) sur la base de ce que lui a garanti le PDG de cette entreprise spécialisée dans les tissus techniques.

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France Télévisions
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L'entreprise Albany international a annoncé le 23 février 2012 la fermeture de l'usine de Saint-Junien (Haute-Vienne) et la suppression de 134 emplois. (THOMAS JOUHANNAUD / POPULAIRE DU CENTRE / MAXPPP)

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a indiqué dans la matinée du mercredi 29 février attendre "dans les prochaines heures" la réouverture de l'usine Albany-Cofpa de Saint-Junien (Haute-Vienne), sur la base de ce que lui a garanti le PDG de cette entreprise spécialisée dans les tissus techniques. L'entreprise Albany international avait annoncé la semaine précédente la fermeture de l'usine de Saint-Junien et la suppression de 134 emplois, suscitant un tollé chez les salariés et les élus.

"J'ai appelé moi-même hier en Suisse le PDG de ce groupe (...) pour lui dire que ce n'était pas des méthodes, qu'elles étaient inqualifiables et qu'elles étaient inacceptables. Je lui ai dit qu'il fallait une réouverture de l'usine, il m'a dit que cela allait se faire dans les heures qui viennent. J'attends la confirmation", a affirmé le ministre sur LCI.

"Respect des salariés"

"Je lui ai demandé que lui-même et l'équipe de direction viennent en Haute-Vienne pour s'expliquer sur les projets. L'inspection du Travail a fait un procès-verbal pour constater l'absence de dialogue social et la fermeture de l'usine, avec transmission à la justice. Il y a des règles en France, des règles de procédure, et il y a le respect des salariés", a souligné Xavier Bertrand.

Vendredi, Nicolas Sarkozy a annoncé aux salariés de l'usine Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) un contrat de six mois avec le groupe anglo-néerlandais Shell, qui devrait permettre à la raffinerie de redémarrer son activité et pourrait l'aider à faire la preuve de sa viabilité. La raffinerie, l'une des cinq exploitées en Europe par le groupe suisse Petroplus, est à l'arrêt depuis le début de l'année, faute d'alimentation en brut. Comptant 550 salariés, elle a été déclarée en redressement judiciaire à la fin du mois de janvier après le dépôt de bilan de sa maison mère.

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