Whirlpool : des salariés payés à ne rien faire

En pleine campagne présidentielle, les salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens (Somme), menacée de délocalisation, faisaient entendre leur voix. Un repreneur allait finalement être trouvé, mais ferait faillite un an plus tard. Extrait de l'émission "Complément d'enquête", jeudi 14 novembre sur France 2 à 22h50.

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C'est l'histoire d'un incroyable fiasco. En avril 2017, Whirlpool ferme et délocalise en Pologne. 282 salariés perdent leur emploi à Amiens (Somme). Un événement qui marque la campagne présidentielle. Entre les deux tours, Emmanuel Macron et Marine Le Pen viennent sur place. Ce premier fait la promesse de trouver un repreneur. Cinq mois plus tard, c'est chose faite. Nicolas Decayeux, patron du Medef local, est présenté à la France entière par le nouveau président de la République comme le sauveur de l'usine.

Deux licenciements en deux ans

L'État promet alors 4 millions d'euros pour aider la reprise, mais une fois les officiels partis, les ouvriers ont bien du mal à comprendre en quoi consiste leur nouveau travail. Il n'y a aucune production. Les salariés passent des journées en salle de pause ou en formations, dont certaines incompréhensibles. Ils devaient produire la "shopping box", devenue le symbole du fiasco. Cette consigne réfrigérée n'a jamais trouvé preneur. Faute de commandes, la production n'a jamais démarré. Le 26 juillet dernier, le repreneur est finalement déclaré en faillite. Pour les anciens Whirlpool, c'est le deuxième licenciement en deux ans.Un extrait tiré de l'émission "Complément d'enquête", diffusée jeudi 14 novembre sur France 2 à 22h50.

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L\'usine de Whirlpool d\'Amiens, en janvier 2017
L'usine de Whirlpool d'Amiens, en janvier 2017 (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)