Amiens : une visite présidentielle sous tension

Emmanuel Macron a été pris à partie sur le site de l'ancienne usine Whirlpool d'Amiens (Somme) par des ex-salariés. Plusieurs l'ont interpellé, amers, sur l'échec de la reprise de l'usine, annoncée peu après son accession à l'Élysée. Le ton est rapidement monté. 

France 2

La délocalisation de l'activité de l'usine Whirlpool d'Amiens (Somme) avait été un moment-clé de l'affrontement entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, lors de l'entre-deux-tours de la dernière élection présidentielle. Au pouvoir, Emmanuel Macron s'était engagé à suivre le dossier, mais la reprise a échoué. Vendredi 22 novembre, les échanges entre le président et les ex-salariés étaient tendus. Face à François Ruffin, député de La France insoumise, Emmanuel Macron tente de se justifier, de s'expliquer.

Emmanuel Macron ne promet pas de miracle

Pour les ex-salariés de Whirlpool, la faiblesse du suivi du dossier de reprise est une cause d'amertume. "Ça a été un montage entre le gouvernement actuel, entre vous, monsieur Macron, entre la multinationale qui s'appelle Whirlpool et un repreneur véreux qui s'appelle Nicolas Decayeux [président du repreneur WN]", accuse un ex-salarié. C'est alors la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, qui se sent visée. Puis, le président s'énerve et ne promet pas de miracle. Les échanges ont duré en tout une heure et demie, sur le même ton.

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Emmanuel Macron, chef de l\'Etat français à Bruxelles (Belgique), le 18 octobre 2019. Photo d\'illustration.
Emmanuel Macron, chef de l'Etat français à Bruxelles (Belgique), le 18 octobre 2019. Photo d'illustration. (JOHN THYS / AFP)