VIDEO. Le marché des nouvelles adresses Internet

Avec plus de 250 millions de sites en ".com", ".org", .fr, la planète Internet est saturée. Obtenir de nouveaux noms de domaines, une bataille dans laquelle un Français compte bien ne pas être en reste. Le GrandSoir3 l'a rencontré...

L’adresse d’un site, le domaine ou DNS, c’est l’invention de Paul V. Mockapetris, dans les années 80. L’Américain compare ce qui se passe en ce moment à la chute du mur de Berlin : "Tout s’ouvre, se libère. Avant, il fallait appeler une société en Californie pour enregistrer son nom." Il se souviendra "toujours de [son] ami du département de la Défense américaine qui [lui] disait que personne n’utiliserait jamais le ‘.com’".

Bientôt plus de noms de domaines que d’humains sur la planète ! 

Ce jour-là, Paul Mockapetris a rendez-vous avec Godefroy Jordan, un jeune patron français qui mise sur ce "marché énorme, dominé par les Etats-Unis". Représentant 5 milliards de dollars, il va "doubler dans les trois prochaines années avec les nouvelles adresses. Une chance pour la France d'accompagner les entreprises sur le Net".

Car à part les marques, villes, régions, tout s'achète. Il y a deux ans, près de 1.400 nouveaux noms ont été mis en vente, mais la France n’a déposé qu’une cinquantaine de candidatures. Avec seulement 2 millions, G. Jordan en a déjà décroché trois : ".archi", ".bio" et ".ski". Son secret : convaincre les professionnels du secteur. Comme Paul Andreu, l’architecte de l’Opéra de Pékin, qui voit dans une adresse terminée par ".archi" un signe de reconnaissance, d’appartenance à une "communauté" – accessible à tout architecte dans le monde contre une cinquantaine d’euros par an.