VIDEO. L'aéroport de Toulouse-Blagnac passe sous pavillon chinois

Si l'État assure que le pouvoir public garde la majorité au capital, ce sont des capitaux étrangers qui ont été préférés aux offres françaises.

France 3

L'aéroport de Toulouse-Blagnac, quatrième aéroport de province en termes de passagers, est le premier que l'État a décidé de vendre en partie. L'offre la plus élevée, 308 millions d'euros, a emporté la mise. Un consortium constitué par des investisseurs chinois détiendra donc désormais 49,9 % de l'aéroport. Grâce aux collectivités locales et à la part de l'État, la majorité du capital restera public.

"C'est une faute lourde"

Certains acteurs économiques regrettent toutefois la vente d'un aéroport rentable. "L'État doit être garant d'une vision de stratégie de long terme, là, c'est vraiment du court terme. C'est une faute lourde", affirme au micro de France 3 Jean-Louis Chauzy, président du CESER Midi-Pyrénées.

L'aéroport est stratégique pour Airbus, l'un des gros employeurs de la région. L'entreprise a en effet besoin d'un accès privilégié aux pistes et de terrains à proximité pour construire ses avions.

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Un avion sur le tarmac de l\'aéroport de Toulouse-Blagnac, le 27 octobre 2014.
Un avion sur le tarmac de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le 27 octobre 2014. (MAXPPP)