VIDEO. Enquête sur la surveillance au bureau

Plusieurs magasins d'ameublement ou d'informatique ont été épinglés ces derniers temps. Une équipe de France 2 a enquêté.

France 2

Ces dernières années, de grands groupes se sont retrouvés accusés d'espionner leurs salariés. Présence, durée des pauses, activité, tout est susceptible aujourd'hui d'être contrôlé. Les moyens techniques sont moins chers, plus sophistiqués, mais très souvent illégaux.

Ikea aurait collecté des données personnelles sur ses employés. Tout récemment, Apple s'est également fait épingler. Des caméras de surveillance filmaient jusque dans les salles de repos. La société a été sommée de changer ses pratiques.

Où s'arrête la surveillance et où commence l'espionnage ?

Quand ils n'utilisent pas la vidéo, certains employeurs vont jusqu'à embaucher des espions infiltrés dans les entreprises. Pendant quatre mois, un détective privé embauché par la direction de Castorama se serait fait passer pour un employé. C'est ce qu'affirme un syndicat qui est tombé sur un rapport écrit par l'espion.

Pour un employeur trop curieux, la loi est sévère : 300 000 euros d'amende et jusqu'à trois ans de prison. Les condamnations restent très rares, les salariés hésitant souvent à porter plainte.

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Un Ikea à Montpellier (Hérault), le 27 mars 2013. Le groupe a annoncé que ses serveurs informatiques avaient été surchargés par des candidatures en vue de l\'ouverture d\'un magasin dans la banlieue de Valence, en Espagne.
Un Ikea à Montpellier (Hérault), le 27 mars 2013. Le groupe a annoncé que ses serveurs informatiques avaient été surchargés par des candidatures en vue de l'ouverture d'un magasin dans la banlieue de Valence, en Espagne. (PASCAL GUYOT / AFP)