Travail le dimanche : le projet Macron, une "régression", selon Martine Aubry

La maire PS de Lille a vivement critiqué la réforme du travail dominical prévue par le projet de loi Macron, dans une tribune publiée sur le site du "Monde".

Martine Aubry se rend à un déjeuner avec François Hollande, le 22 novembre 2014, à Lille (Nord).
Martine Aubry se rend à un déjeuner avec François Hollande, le 22 novembre 2014, à Lille (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Martine Aubry veut combattre l'ouverture accrue des commerces le dimanche, prévue par le projet de loi Macron, et elle le clame dans une tribune publiée mercredi 10 décembre sur le site du Monde. La maire PS de Lille a estimé que la mesure, annoncée dans la matinée par le ministre de l'Economie, constituait une "régression" pour la société française.

"Veut-on faire de la consommation - encore plus qu'aujourd'hui - l'alpha et l'oméga de notre société ? La gauche n'a-t-elle désormais à proposer comme organisation de la vie que la promenade du dimanche au centre commercial et l'accumulation de biens de grande consommation ?", s'est interrogée l'ancienne ministre du Travail, qui affirme que "le dimanche doit être un temps réservé pour soi et pour les autres".

"Des dizaines de milliers d'emplois seront détruits"

Selon Martine Aubry, la possibilité pour les commerces d'ouvrir 12 dimanches par an au lieu de 5, si le texte est adopté en l'état par les parlementaires, mènera à la destruction de "dizaines de milliers d'emplois" chez les petits commerçants, qui seront "nombreux à ne pas résister". 

Une éventualité que la maire de Lille entend empêcher. "Je me suis toujours engagée pour un dimanche réservé à la vie : vie personnelle, vie collective, a-t-elle rappelé sur Lemonde.fr. Aujourd'hui, je suis fermement opposée au passage de 5 à 12 dimanches ouverts par an. Je combattrai cette régression pour notre société au niveau national, comme dans ma ville."