Île-de-France : l'ouverture chaotique des supermarchés le dimanche après-midi

Dans les villes, les ouvertures de supermarchés le dimanche après-midi se développent. Malgré l'interdiction de faire travailler ses salariés, la grande distribution a trouvé la parade, mais les débuts sont compliqués.

FRANCEINFO

Dimanche 1er septembre, dans un quartier de la banlieue parisienne, seul le supermarché d'une grande enseigne est ouvert. Paiement par carte bancaire uniquement et pas d'alcool en vente en l'absence de caissières. Des vigiles sont présents, mais ils ne renseignent pas les clients sur les produits. Aux caisses automatiques, une dame, qui n'est pas à proprement parler une caissière, est chargée de faciliter les paiements.

Pour des raisons légales, les enseignes ne peuvent pas faire travailler leurs salariés le dimanche après 13 heures. Les personnes qui travaillent dans le supermarché le dimanche après-midi sont toutes externes à l'entreprise.

Indispensable vigile

Pour Olivier Dauvers, consultant en grande distribution, c'est une évolution logique des métiers. "Le vigile ne sait peut-être pas vous aider spécifiquement, mais il a plus de raisons et de légitimité de mieux connaître le magasin, car il y travaille", explique-t-il.

Vers 18 heures à Paris, dans un autre magasin, les clients sont nombreux et certains sont dépités de ne pouvoir acheter de l'alcool. Plus de quinze personnes font la queue devant les caisses. Une dame âgée se fait aider par un vigile pour ranger ses courses et payer.


Tous les grands groupes misent sur l'ouverture de leurs magasins le dimanche après-midi. Selon une étude du cabinet Nielsen, les achats réalisés le dimanche représentent 41% de la croissance en 2019.

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Un client d\'un supermarché à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 5 septembre 2008. (Photo d\'illustration)
Un client d'un supermarché à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 5 septembre 2008. (Photo d'illustration) (MARCEL MOCHET / AFP)