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TotalEnergies annonce un bénéfice de plus de 5 milliards d'euros au premier trimestre 2023

Dans le même temps, le groupe a annoncé la vente de ses activités d'exploitation des sables bitumineux au Canada à SunCor Energy pour 3,7 milliards d'euros.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le logo de l'entreprise TotalEnergies, à Courbevoie (Hauts-de-Seine), le 19 avril 2023. (ERIC BERACASSAT / HANS LUCAS / AFP)

Malgré des prix du gaz et du pétrole en baisse, TotalEnergies a affirmé, jeudi 27 avril, avoir engrangé un bénéfice net à 5,1 milliards d'euros au premier trimestre 2023, en hausse de 12%.

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De janvier à mars 2022, le géant français avait enregistré un résultat net de 4,45 milliards d'euros, tenant cependant compte d'une importante provision, conséquence d'une dépréciation de 3,7 milliards d'euros d'actifs en raison des sanctions contre la Russie.

Le groupe se déleste d'une activité très polluante

Dans le même temps, le groupe a annoncé la vente de ses activités d'exploitation des sables bitumineux au Canada à SunCor Energy pour 3,7 milliards d'euros. Une vente qui s'inscrit dans le cadre d'une stratégie de réduction de son empreinte carbone après l'annonce en début d'année d'un projet de scission de ses actifs canadiens. Cette cession, qui porte sur l'intégralité des titres de la filiale canadienne du groupe français, TotalEnergies EP Canada Ltd, devrait être finalisée "avant la fin du 3e trimestre 2023", a précisé le groupe dans un communiqué diffusé parallèlement aux résultats du premier trimestre.

Les sables bitumineux de l'ouest canadien forment un vaste gisement de pétrole brut dont le Canada est le principal producteur au monde. Ils sont composés de sable, d'eau, d'argile et d'un type de pétrole appelé bitume, trop lourd et épais pour s'écouler librement, ressemblant à une mélasse, explique le site de l'Association canadienne des producteurs de pétrole (ACPP).

Cette exploitation est très critiquée par les ONG environnementales pour son effet sur le climat. En effet, les processus qui permettent de transformer les sables bitumineux en carburant libèrent de trois à cinq fois plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel, déclarent Les Amis de la Terre dans une fiche consacrée au sujet, selon laquelle cette activité "entraîne des pollutions, la destruction de forêts et des perturbations de la faune sauvage".

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