Renault : il y aurait 8 260 départs au lieu de 7 500

C'est ce qu'affirme ce matin "Le Parisien", qui dit avoir consulté un document interne du constructeur automobile.

Des salariés de Renault à l\'usine de Flins (Yvelines), le 16 janvier 2013.
Des salariés de Renault à l'usine de Flins (Yvelines), le 16 janvier 2013. (THOMAS SAMSON / AFP)

Renault a annoncé, mardi 15 janvier, une réduction de ses effectifs de 7 500 postes en France d'ici à 2016. Mais le chiffre serait en fait plus important. Il s'élèverait à 8 260, affirme Le Parisien, jeudi 17 janvier, qui dit avoir consulté un document interne du constructeur automobile français.

La marque au losange disait prévoir 5 700 départs naturels (retraite essentiellement). Outre ces départs naturels non renouvelés, prévus entre 2013 et 2016, la direction indiquait envisager 1 800 départs supplémentaires.

Des prévisions différentes de celles du document confidentiel consulté par le quotidien. Selon le journal, la direction "table d'abord sur 4 100 'départs naturels', dont 2 150 via les 'retraites'. De plus, 3 150 salariés pourraient bénéficier "d'une mesure de préretraite maison". A cela, toujours selon Le Parisien, s'ajoutent 1 010 salariés qui seraient incités à partir par le biais de "primes pour créer leur entreprise ou aller travailler chez un concurrent ou un sous-traitant". Pourquoi Renault avance-t-il alors le chiffre de 7 500 postes supprimés ? Parce que la marque écrit dans le communiqué interne qu'elle serait "en situation de réaliser jusqu'à 760 recrutements". Pas de quoi rassurer les syndicats, qui indiquent au Parisien que, "depuis cinq ans, Renault n'embauche que des intérimaires ou des CDD".