Belfort : une quarantaine de salariés de General Electric bloquent le site et demandent des embauches

Ces salariés réclament le recrutement de cinq personnes en CDI au sein de l'activité nucléaire.

Les salariés de General Electric réclament plusieurs embauches en CDI.
Les salariés de General Electric réclament plusieurs embauches en CDI. (EMILIE POU / RADIO FRANCE)

Une quarantaine de salariés de l'usine General Electric de Belfort bloquent entièrement le site depuis l'aube lundi 1er octobre, rapporte France Bleu Belfort-Montbéliard. Ils empêchent toutes les entrées et bloquent également la sortie d'un convoi exceptionnel, qui est donc coincé à l'intérieur. Ces salariés réclament des embauches.

Un carnet de commandes très fourni

Vers 5 heures du matin, une quarantaine de personnes sont venues poser du scotch rouge et blanc entre les poteaux du site, ainsi que des petites barrières en plastique et trois blocs en ferraille, pour empêcher les entrées et sorties. Ces salariés de l'ancienne usine Alstom réclament le recrutement de cinq personnes en CDI au sein de l'activité nucléaire. Ils disent avoir encore beaucoup de commandes au sein de cette activité et affirment qu'il y a un recours important aux CDD pour y faire face.

Ce blocage intervient alors que General Electric a annoncé en juin que son engagement de création nette de 1 000 emplois en France d'ici fin 2018 était "hors d'atteinte". Cette promesse avait pourtant été prise par le groupe en 2015, lors du rachat des activités énergie d'Alstom. Fin avril, seuls 323 emplois avaient été créés. De plus, un plan de restructuration est en cours dans le groupe à l'échelle mondiale, visant à supprimer 12 000 emplois dans la branche énergie, sans que l'on sache s'il touchera les salariés français.