Papeterie Chapelle Darblay : la métropole de Rouen conteste la vente

Publié Mis à jour
Papeterie Chapelle Darblay : la métropole de Rouen conteste la vente
France 3
Article rédigé par
C. De La Guérivière, S. L’Hôte, E. Ratteni, A. Lopez - France 3
France Télévisions

La vente de la papeterie Chapelle Darblay, près de Rouen (Seine-Maritime), est mise à l’arrêt. La métropole conteste l’offre de rachat choisie par le propriétaire finlandais, et la législation lui permet d’user son droit de préemption. 

Fermée depuis 2019 et mise en vente, la papeterie Chapelle Darblay, implantée près de Rouen (Seine-Maritime), était convoitée par deux repreneurs potentiels. La décision est finalement tombée dans la soirée du vendredi 15 octobre, comme un couperet pour le dernier site de recyclage de papier en France. Le propriétaire finlandais de l’usine, UPM, a préféré l’offre de Samfi/Paprec à celle de Veolia, qui mettrait fin à l’activité de recyclage. "Les discussions sont tellement avancées, ils sont garantis d’avoir l’argent, alors ils y vont, et ils s’en fichent de ce qui se passera après", déplore Julien Sénécal, secrétaire CGT du comité social et économique de Chapelle Darblay.

Un droit de préemption

Le projet retenu mise sur le développement de la production d’hydrogène d’ici 2030, contrairement à celui de Veolia, qui veut conserver l’activité historique, avec à la clef, bien plus d’emplois. Jusqu’en 2019, la papeterie industrielle recyclait jusqu’à 480 000 tonnes de papier par an, soit l’équivalent de ce que jettent 24 millions d’habitants. Pour garder ce savoir-faire, la métropole de Rouen compte bien user de son droit de préemption, comme l’autorise la législation, en rachetant le site. Bercy assure de son côté qu’il soutiendra les élus normands dans leurs actions.



Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.