Les semelles rouges ? Ça n'est que pour Louboutin !

Un tribunal américain a estimé que les semelles écarlates pouvaient être une marque déposée.

En appel, le tribunal de New York a reconnu mercredi 5 septembre que les fameuses semelles rouges de Louboutin pouvaient être une marque déposée.
En appel, le tribunal de New York a reconnu mercredi 5 septembre que les fameuses semelles rouges de Louboutin pouvaient être une marque déposée. (EKATERINA CHESNOKOVA / RIA NOVOSTI)

ENTREPRISES – Victoire au tribunal pour Christian Louboutin. Mercredi 5 septembre, la justice américaine a reconnu que les fameuses semelles rouges du créateur de talons aiguilles pouvaient être une marque déposée. Cette décision a été prise à l'issue d'un procès en appel contre Yves Saint Laurent (YSL), accusé de contrefaçon. En première instance, un juge avait estimé au contraire que Louboutin ne pouvait empêcher son concurrent d'adopter les semelles écarlates.

Mais il y a une subtilité. Le jugement en appel rendu le tribunal de New York autorise Louboutin à protéger la marque pour des chaussures avec des semelles rouges "sauf si (le reste de la chaussure) est de la même couleur". Un détail ? Pas pour YSL. Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la marque estime que son entreprise a "gagné ce procès".

"Le procès de Louboutin visait à empêcher YSL d'utiliser des chaussures rouges monochromes à semelles rouges", raconte-t-il. "Ce que le juge a dit aujourd'hui, c'est qu'YSL avait parfaitement le droit d'utiliser des chaussures rouges à semelles rouges mais que Louboutin aurait parfaitement le droit, s'il le souhaitait, de déposer la marque des chaussures à semelle rouge mais avec un contraste, avec le reste de la chaussure d'une autre couleur". Le tribunal ne dit en revanche pas si les entreprises qui commercialisent des autocollants rouges (lien en anglais) à coller sous ses chaussures ont du souci à se faire.