Les cinq salariés d'Air France seront jugés pour "violences en réunion"

Après 30 heures de garde à vue, ils sont ressortis libres, mais seront jugés. Une équipe de France 2 fait le point sur l'affaire.

FRANCE 2
En garde à vue depuis hier matin, lundi 12 octobre, les cinq salariés de la compagnie Air France seront jugés le 2 décembre prochain pour "violences en réunion". Les cinq mis en cause risquent jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. La préméditation n'a en revanche pas été retenue.
Les conditions de leurs arrestations hier matin chez eux à l'aube continuent elles à faire polémique. Pour le numéro un de la CGT, "ce qui se passe est proprement scandaleux. Il y a deux poids, deux mesures quand il s'agit de salariés, c'est profondément choquant", a déclaré Philippe Martinez.

Des procédures de licenciement 

En déplacement aux chantiers navals de Saint-Nazaire aujourd'hui, le président de la République a été interpellé par un militant qui refuse de lui serrer la main.
Les cinq salariés d'Air France mis en cause appartiennent à la branche Cargo et Air France Industries. Ils ont entre 35 et 48 ans. Selon les informations de France 2, l'enquête interne de la compagnie se poursuit. Une vingtaine d'employés fait en ce moment l'objet d'une procédure de licenciement.

 

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Le directeur des activités long courrier d\'Air France escalade une grille de sécurité pour échapper à ses agresseurs, le 5 octobre 2015 au siège d\'Air France, à Roissy (Val-d\'Oise).
Le directeur des activités long courrier d'Air France escalade une grille de sécurité pour échapper à ses agresseurs, le 5 octobre 2015 au siège d'Air France, à Roissy (Val-d'Oise). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)