Les 39 heures de l'usine Smart, sèment la division à Hambach

Une majorité de salariés s'est prononcée en faveur d'une augmentation du temps de travail en échange de primes ou d'augmentation, mais les ouvriers sont amers.

FRANCE 2

Dans l'usine Smart de Moselle, le vote sur les 39 heures a eu lieu il y a vingt jours, mais les nerfs sont toujours à vif. Si le oui au 39 heures l'a emporté, beaucoup d'ouvriers sont amers. Si le oui a gagné, c'est grâce aux votes des cadres. Sur la question de savoir si 39 heures payées 37 heures n'est pas injuste une cadre répond : "Vous savez on est tellement flexible donc je trouve que non", explique-t-elle.

Deux camps

Le vote de l'usine Smart d'Hambach a créé une scission. Clivage entre générations, entre différents statuts, 800 salariés divisés et un village où chacun a choisi son camp. Pour un habitant du village, si les ouvriers refusent les 39 heures, "c'est parce qu'on est en France, on ne veut plus travailler", souligne le retraité au micro de France 2. La réponse est tout aussi tranchée dans un café-restaurant du centre-ville. Pour un client du café, les ouvriers ont totalement raison de refuser les 39 heures. "Ils ne veulent pas leur payer les 39 heures alors pourquoi les feraient-ils ? Ils font du bénéfice, c'est un gros groupe. Ils ne doivent pas faire 39 heures pour rien ?", commente le client.

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Des employés de l\'usine automobile Smart France arrivent sur le site de l\'entreprise d\'Hambach (Moselle), vendredi 11 septembre 2015.
Des employés de l'usine automobile Smart France arrivent sur le site de l'entreprise d'Hambach (Moselle), vendredi 11 septembre 2015. (PATRICK HERTZOG / AFP)