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Le constructeur STX menace la Finlande de déménager en France

Le groupe sud-coréen STX reproche à l'Etat finlandais de ne pas suffisamment aider sa filiale basée dans le pays. Le vice-président de l'entreprise envisage donc de transférer ses activités en France. 

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France Télévisions
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Un visiteur observe le Oasis of the Seas, lors de construction sur les chantiers navals finlandais STX de Turku, le 27 août 2009. (BOB STRONG / REUTERS)

Est-ce un regain de compétitivité pour la France ? Le constructeur de bateaux sud-coréen STX menace la Finlande de quitter le pays et de transférer des activités en France. Il reproche en effet à l'Etat finlandais de ne pas assez mettre la main à la poche. A terme, STX pourrait donc fermer son site de Turku (dans l'est du pays) pour transférer son activité en France. Le vice-président du groupe, Jeff Roh, a refusé de préciser si STX comptait y construire tous ses navires.

Jeff Roh a livré sa vision des affaires dans le quotidien économique finlandais Kauppalehti : "Nous nous attendions à ce que l'Etat finlandais investisse de la même manière que l'Etat français l'a fait." Une allusion aux efforts fournis par la France pour décrocher le contrat du paquebot géant Oasis, qui ont ravi la société : "L'alternative à Turku est la France, qui contribue beaucoup plus à la construction du paquebot géant de classe Oasis que la Finlande était prête à le faire."

Fin décembre, STX Finlande a perdu ce contrat d'environ un milliard d'euros au profit des chantiers de STX France, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le gouvernement finlandais avait refusé à trois reprises d'accorder un prêt de 50 millions d'euros à STX Finlande, en vertu des règles de concurrence. STX Finlande, qui emploie 2 500 personnes, affiche des pertes depuis plusieurs années et ses deux sites de Turku et de Rauma (est du pays) sont aujourd'hui en sous-charge.

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