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L'UFC-Que Choisir soutient la vente de médicaments en grandes surfaces

L'association de consommateurs va dans le sens de la grande distribution, qui souhaite commercialiser les médicaments ne nécessitant pas d'ordonnance pour les vendre moins chers.

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France Télévisions
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Les pharmaciens s'attirent les foudres de l'UFC-Que Choisir. L'association de consommateurs a effectué une enquête qui pointe plusieurs défaillances dans les pharmacies, notamment sur les prix ou le devoir de conseil. (JACQUES LOIC / PHOTONONSTOP / AFP)

C'est une revendication des grandes surfaces : pouvoir vendre les médicaments sans ordonnance, privilège actuellement réservé aux pharmacies. Et voici que l'UFC-Que Choisir se joint à la grande distribution, notamment Leclerc, qui revendique la possibilité de proposer des médicaments moins chers.

L'association de consommateurs propose que les médicaments accessibles sans ordonnance puissent être vendus en parapharmacies et grandes surfaces tout en insistant sur la nécessité de "garantir les mêmes modalités de contrôle qu'une pharmacie d'officine". En clair, il s'agit de maintenir la surveillance d'un pharmacien diplômé.

Les pharmaciens "franchement opposés"

Sans surprise, la proposition se heurte à une fin de non-recevoir du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens. "Nous sommes franchement opposés au fait de mettre les médicaments dans d'autres circuits", a déclaré sa présidente, Isabelle Adenot qui avance l'argument de la sécurité.

Par ailleurs, l'association préconise de renforcer l'information des consommateurs sur des médicaments qui ne font pas l'objet d'un conseil préalable du médecin.

Ces propositions sont fondées sur une enquête datée de mars et menée auprès de 648 pharmacies (en PDF). Elle "confirme les maux déjà diagnostiqués" lors d'une précédente étude en 2009 : "un conseil [sur les médicaments] grippé, une opacité des prix et une inquiétante fièvre tarifaire".

Des écarts de prix de 1 à 4 sur l'aspirine UPSA Vitaminée

Dans un communiqué, mardi 27 mars, l'UFC-Que Choisir affirme qu'"une pharmacie sur deux fait une croix sur la transparence". Dans le cas d'un client voulant acheter en automédication deux médicaments incompatibles, "seul un pharmacien sur deux" a indiqué spontanément l'interaction entre les deux produits.

L'enquête montre également un écart de 1 à 4 (de 1,30 euro à 4,95) sur le prix de l'aspirine Upsa Vitaminée (médicament non remboursable, dont le prix est libre) achetée dans 547 officines. L'ensemble des médicaments vendus sans ordonnance représente, selon l'UFC-Que Choisir, "un tiers des dépenses de médicaments des consommateurs", soit 2,1 milliards d'euros. 

Vidéo : Reportage de Caroline Sinz et Annie Tribouart - France 2

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