L'Iran et Total vont signer un accord gazier de 4,8 milliards de dollars

Le groupe est la première compagnie occidentale du secteur pétrolier à revenir en Iran.

Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, serre la main du président iranien Hassan Rohani, le 28 janvier 2016 à Paris.
Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, serre la main du président iranien Hassan Rohani, le 28 janvier 2016 à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Le groupe français Total, qui dirige un consortium international avec la compagnie chinoise CNPCI, va signer lundi un accord de 4,8 milliards de dollars (4,2 milliards d'euros) pour développer un important champ gazier. Il s'agit de la première compagnie occidentale du secteur à revenir en Iran, annonce le ministère du Pétrole iranien, dimanche 2 juillet.

"L'accord international pour le développement de la phase 11 de Pars-Sud sera signé lundi en présence du ministre du Pétrole et des directeurs de Total, de la compagnie chinoise CNPCI et de la société iranienne Petropars", précise encore ce ministère. L'accord préliminaire avait été signé en novembre 2016 à Téhéran.

Un accord retardé pour connaître la position de Trump

L'accord définitif devait être signé début 2017, mais en février, Patrick Pouyanné avait affirmé que le groupe allait patienter avant de connaître la politique de l'administration du président américain Donald Trump vis-à-vis de l'Iran. Quoi qu'il en soit, cette signature intervient malgré la position hostile de Washington et le vote récent par le Sénat américain de nouvelles sanctions contre le pays dirigé par Hassan Rohani.

Total détiendra 50,1% des parts du consortium qui exploitera le champ gazier, suivi du groupe CNPCI avec 30% et de l'Iranien Petropars (19,9%), avait annoncé à l'époque Gholamreza Manouchehri, vice-président de la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC) dont dépend Petropars.