L'enseigne Pimkie mise en vente par la famille Mulliez

"L'actionnaire actuel recherche une solution actionnariale externe et se donne plusieurs mois pour faire cette recherche et trouver la meilleure solution possible", a annoncé la communication de Pimkie à l'AFP. 

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Un bâtiment de la société Pimkie à Villeneuve d'Ascq (Nord), le 8 janvier 2018.  (DENIS CHARLET / AFP)

Des difficultés depuis plus d'une décennie. L'association familiale Mulliez (AFM) cherche un repreneur pour son enseigne de prêt-à-porter féminin Pimkie, ont déclaré à l'AFP la direction et des syndicats lundi 23 mai, confirmant une information du média spécialisé Fashion Network. "L'actionnaire actuel recherche une solution actionnariale externe et se donne plusieurs mois pour faire cette recherche et trouver la meilleure solution possible", a annoncé la communication de Pimkie à l'AFP.

Pimkie, qui compte 232 magasins en propre et 81 en affiliation pour 1 500 salariés, avait réalisé près de 200 millions d'euros de ventes en 2020. L'enseigne fondée en 1971 avait nommé début janvier Philippe Favre, dirigeant spécialisé dans la gestion d'entreprises en difficulté, au poste de directeur général.

Des craintes de fermetures de magasins

Avec cette arrivée, les salariés s'attendaient à "un retournement d'entreprise avec une restructuration, certainement des fermetures de magasins", a expliqué Karine Therage, responsable de magasin à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), élue au CSE et déléguée syndicale CFE-CGC. Mais la semaine dernière, "l'annonce a été faite sur la recherche d'un potentiel actionnaire", poursuit-elle. "Pimkie est donc en vente et il y aurait un cahier des charges : ils ont retiré l'éventualité d'un fonds de pension, ils cherchent un actionnaire qui pourrait redonner un avenir à l'entreprise."

Le syndicat craint que le repreneur ne suive la voie tracée par Philippe Favre, prévoyant des fermetures de magasins. "Ils auraient dû consulter le CSE et ne l'ont pas fait", déplore de son côté Marie-Annick Merceur, déléguée syndicale CFDT. "Cela fait des mois que l'on se prépare à un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) et là ils laissent le choix au futur repreneur de voir quels magasins il veut fermer."

L'Unsa observe sur Facebook que "le groupe Mulliez désire se séparer des enseignes textiles" et que "l'investissement demandé pour le redressement de Pimkie" a dissuadé ces actionnaires de suivre cette voie. "Une fois de plus, ce sont les salariés qui sont mis à mal", regrette enfin la CGT Pimkie. 

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