L'ancienne patronne de l'INA, condamnée à verser 4 500 euros d'amende

Agnès Saal comparaissait devant la justice ce lundi. Elle a profité de l'audience pour exprimer ses regrets et tenter de réhabiliter son image.

France 3

Agnès Saal n'est aujourd'hui qu'une modeste fonctionnaire du ministère de la Culture. Suspendue de ses fonctions, l'ancienne patronne de l'INA plaide coupable dans l'affaire de ses notes de taxi. Elle bénéficie d'un procès plus rapide et d'une plainte plus clémente. Après quelques minutes d'audience, Agnès Saal est condamnée à 4 500 euros pour détournement de fonds. "L'épreuve est longue, dure, douloureuse, violente. Elle est peut-être disproportionnée. J'ai commis une faute, je l'ai reconnu, je l'ai assumé, je la paye très cher", a réagi Agnès Saal. 

Une autre affaire

Lorsqu'elle était présidente de l'INA, Agnès Saal ne regardait pas à la dépense lorsqu'elle prenait le taxi. En moins d'un an, elle avait accumulé pour 23 000 euros de course et faisait profiter les membres de sa famille de ce transport  gratuit aux frais de l'Etat. Pour l'avocat de l'association Anticor, partie civile dans le dossier, le cas d'Agnès Saal ne serait qu'une goutte d'eau dans un océan de gabegie. Agnès Saal n'en a pas terminé avec la justice, elle comparaitrait vendredi à Paris pour s'expliquer sur une nouvelle addition de 38 000 euros de notes de taxi alors qu'elle était directrice générale du centre Pompidou.

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Agnès Saal, alors présidente de l\'Institut national de l\'audiovisuel, à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), le 31 juillet 2014.
Agnès Saal, alors présidente de l'Institut national de l'audiovisuel, à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), le 31 juillet 2014. (DOMINIQUE FAGET / AFP)