Espionnage de salariés : Ikea France condamnée à un million d'euros d'amende

Selon l'accusation, une société d'investigations privée payée par Ikea a pioché des données confidentielles dans des fichiers policiers.

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France Télévisions
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Des salariés d'Ikea se préparent à l'ouverture d'un magasin à Vénissieux, dans la métropole de Lyon, le 18 mai 2021. (MAXPPP)

La filiale française d'Ikea et un de ses anciens PDG ont été respectivement condamnés à un million d'euros d'amende et à de la prison avec sursis, mardi 15 juin, pour avoir espionné plusieurs centaines de salariés pendant des années. Le tribunal correctionnel de Versailles les a reconnus coupables de "recel de données à caractère personnel par un moyen frauduleux".

Ces sanctions sont inférieures aux peines demandées par la procureure, qui les accusait de "surveillance de masse". En avril, le parquet avait requis 2 millions d'euros d'amende contre Ikea France et un an de prison ferme à l'encontre d'un de ses ex-PDG, Jean-Louis Baillot. En poste de 1996 à 2002, ce dernier avait nié à l'audience d'avoir ordonné une surveillance de ses salariés. "Nous envisageons un appel", a réagi son avocat, mardi.

Du sursis pour l'ex-responsable sécurité d'Ikea

Révélée par la presse puis instruite à partir de 2012, l'affaire a mis au jour, selon l'accusation, "un système de surveillance" d'employés et de clients. Ikea France et ses dirigeants de l'époque étaient accusés de s'être illégalement renseignés sur leurs antécédents judiciaires, leur train de vie ou leur patrimoine via une société "en conseil des affaires" Eirpace, qui aurait pioché ces données confidentielles dans des fichiers de police.

Au coeur de ce "système", Jean-François Paris, l'ancien "Monsieur Sécurité" d'Ikea France de 2002 à 2012, avait reconnu à la barre des "contrôles de masse" d'employés. Il a été condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d'amende.

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