General Electric : des espoirs déçus pour les salariés

Le ministre de l'Économie s'est montré moins virulent vis-à-vis de certaines entreprises françaises qui voudraient profiter de la pandémie pour faire des restructurations. Chez General Electric, après les promesses, les salariés sont de plus en plus inquiets.

Quand, en 2014, General Electric rachète la branche énergie d'Alstom, le géant promet la main sur le cœur de créer 1 000 emplois en France. Les salariés de Boulogne (Pas-de-Calais), Grenoble (Isère) et Belfort (Territoire de Belfort) sont rassurés. Les usines tournent : systèmes d'alimentation de réacteurs nucléaires, turbines à gaz, sont fabriqués. Les collectivités locales ont même financé des routes pour acheminer le matériel. Mais en mai 2019, grande désillusion pour les salariés. General Electric annonce une première vague de suppressions de postes, 1 050 emplois sont concernés.

Promesses en l'air

"Il y a une promesse qui sonne à tout le monde, c'est la création de 1 000 emplois, mais c'est l'inverse qui se profile", déplorait un employé à l'époque. Cinq mois plus tard, les ouvriers votent la boule au ventre un plan afin de sauvegarder 307 postes à condition de faire des économies. Depuis, le géant américain n'en finit pas de revenir sur ses promesses. En Isère, l'activité a été délocalisée.

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General Electric à Belfort, septembre 2019.
General Electric à Belfort, septembre 2019. (SEBASTIEN BOZON / AFP)