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SNCM : enquête ouverte après l'évacuation musclée de la préfecture à Bastia

Des représentants d'organisations professionnelles corses, qui occupaient le hall de la préfecture de Bastia pour protester contre la grève à la SNCM, avaient été évacués en fin d'après-midi, vendredi. Plusieurs ont porté plainte.

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France Télévisions
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Capture d'écran du 20 heures de France 2 daté du 5 juillet 2014, après l'évacuation de la préfecture de Haute-Corse à Bastia. (FRANCE 2 / FRANCETV INFO )

Les inspections générales de la police et de la gendarmerie nationale ont été saisies après l'évacuation de la préfecture de Haute-Corse à Bastia, vendredi, occupée par des acteurs économiques locaux manifestant contre la grève à la SNCM, selon le préfet, qui s'est exprimé lundi 7 juillet. Une enquête préliminaire a été ouverte après plusieurs plaintes déposées à la fois par des membres des forces de l'ordre et des personnes évacuées.

STEPHANIE PEREZ - FRANCE 2

Une dizaine de représentants d'organisations professionnelles corses, qui occupaient le hall de la préfecture de Bastia pour protester contre le mouvement de grève à la SNCM, avaient été évacués par une vingtaine de membres des forces de l'ordre en fin d'après-midi. 

"Des incidents regrettables", selon le préfet

"Il a été enjoint aux occupants, de manière réitérée, de quitter les lieux, ce qu'ils ont refusé de faire, prétendant qu'ils ne sortiraient que sous la contrainte. C'est dans ces conditions qu'a été ordonnée l'intervention des forces de l'ordre. Une dizaine de personnes se sont opposées physiquement aux gendarmes et aux policiers, ce qui a nécessité de les porter pour les emmener à l'extérieur du bâtiment", avait expliqué le préfet, Alain Rousseau, dans un communiqué durant le week-end.

"Cette opération a donné lieu à des incidents regrettables, que je déplore profondément. Une des personnes, évacuée de force, blessée au cuir chevelu, a déposé plainte. Trois plaintes ont également été déposées par des gendarmes également légèrement blessés", avait-il ajouté. Deux syndicats patronaux, l'UMIH et la CGPME, ont annoncé, via leur avocat  Lionel Moroni, le dépôt d'une plainte contre le préfet pour complicité de violences volontaires.

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