Carrefour pourrait supprimer 533 postes selon les syndicats

Il s'agirait en grande partie de cadres administratifs, et les départs s'effectueraient sur la base du volontariat, selon la direction du groupe de grande distribution.

Les syndicats du premier employeur privé de France dénoncent un plan social déguisé.
Les syndicats du premier employeur privé de France dénoncent un plan social déguisé. (THOMAS SAMSON / AFP)

ECONOMIE – Le secteur de la grande distribution n'est pas épargné par les réductions d'effectifs. Le groupe Carrefour a détaillé, vendredi 12 octobre devant les organisations syndicales, son plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Concrètement, 533 postes administratifs seraient menacés en France, dont une grande majorité de cadres, selon des informations transmises par les syndicats.

Déjà, fin août, le premier employeur privé de France (le groupe de distribution compte 412 000 collaborateurs dans le monde, dont 115 000 en France), avait affiché sa volonté de supprimer entre 500 et 600 postes sur les quelque 7 000 postes administratifs des nombreux sièges du groupe, via un plan de départs volontaires.

287 postes supprimés au siège

"Ils nous ont annoncé un plan de 533 suppressions de postes, dont la grande majorité, c'est-à-dire 450, sont des postes de cadres", a affirmé à l'AFP Bruno Moutry (CFDT) à l'issue d'un comité de groupe extraordinaire. L'information a été confirmée par Claudette Montoya, déléguée centrale CGT, qui a précisé qu'en ce qui concerne le siège des hypermarchés Carrefour, situé à Evry-Courcouronnes (Essonne), "287 postes seraient supprimés".

Les autre sites touchés sont principalement ceux de Boulogne-Billancourt (Haut-de-Seine) et de Massy-Palaiseau (Essonne). Bruno Moutry dénonce "un plan social" qui "cible des postes précis, réduisant l'impact du volontariat et stigmatisant les salariés qui occupent ces emplois". La CFDT a "déjà connaissance de salariés volontaires d'office, dont la seule alternative proposée est de quitter l'entreprise", assure-t-il.

Le syndicat s'oppose, dans un communiqué, "à ce nouveau plan social et demande l'ouverture de négociations sérieuses sur l'emploi". De son côté, la CGT dénonce "un plan social a minima". La direction du groupe a rappelé "qu'il s'agit d'un plan de départs volontaires" et que "la procédure d'information consultation qui vient de débuter, suit son cours".