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Autolib porte plainte pour espionnage contre un sous-traitant de BMW

Deux techniciens de P3 Group ont été placés en garde à vue durant 24 heures. Ils sont accusés d'avoir volé des informations sur la voiture électrique du groupe Bolloré.

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France Télévisions
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Une borne Autolib, service de véhicule électrique en libre-service, à Paris, le 23 octobre 2012. (NATHAN ALLIARD / PHOTONONSTOP / AFP)

Autolib a-t-il été espionné ? Le service de voiture électrique du groupe Bolloré a déposé plainte pour espionnage industriel contre un sous-traitant de la firme allemande BMW, révèle mardi 10 septembre Le Figaro. La plainte, déposée auprès du procureur de Paris pour "abus de confiance", "intrusion dans un système automatisé de données" et "dégradation", vise P3 Group. Cette société allemande d'ingénierie, missionnée par BMW, prépare le lancement mondial de son véhicule électrique I3.

En cause : des interventions suspectes de deux techniciens de P3 Group sur des bornes de rechargement d'Autolib, à plusieurs reprises au cours de l'été. Jusqu'à ce qu'ils aient été arrêtés le 5 septembre, dans le 17e arrondissement de Paris. D'après Le Figaro, ces deux ressortissants allemands ont été placés durant vingt-quatre heures en garde à vue par la Brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information (Befti) de la police judiciaire parisienne. Interrogé par le quotidien, BMW France nie tout espionnage et affirme que le jour de leur arrestation, les employés de P3 Group travaillaient pour un autre constructeur.

BMW France a finalement écrit un courriel à Vincent Bolloré, le 7 septembre, pour s'excuser. Dans cet e-mail, reproduit par Le Figaro, la filiale française du constructeur automobile allemand évoque des "tests", au "caractère bénin et non intrusif", "mandatés par notre maison mère comme une modalité de contrôle avant le lancement d'un véhicule".

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