DIRECT. Alstom : "Aucune décision ne sera prise" sur l'usine de Belfort avant la fin des discussions avec l'Etat, promet la direction

L'Etat souhaite apporter "des commandes" pour maintenir la production de trains sur ce site.

Un syndicaliste lors d\'un meeting à l\'usine de Belfort d\'Alstom, le 13 septembre 2016.
Un syndicaliste lors d'un meeting à l'usine de Belfort d'Alstom, le 13 septembre 2016. (SEBASTIEN BOZON / AFP)
Ce qu'il faut savoir

La direction d'Alstom promet, mardi 13 septembre, "qu'aucune décision ne sera prise" sur l'usine de Belfort avant la fin des discussions avec l'Etat. Plus tôt dans la journée, le groupe avait pourtant réaffirmé dans un e-mail adressé aux salariés son intention de transférer une partie des activités du site de Belfort, vers celui de Reichshoffen (Bas-Rhin). Cela entraînerait la fermeture de son site franc-comtois à partir de 2018 et menacerait 400 emplois.

"Aucune décision ne sera prise" avant la conclusion des discussions avec l'Etat, dit Alstom. Le constructeur se dit "dans une démarche d'écoute et d'échange avec l'ensemble des acteurs concernés : employés, représentants syndicaux et élus locaux".

 "Pas de départs contraints d'ici 2018." Dans un message adressé aux salariés, la direction d'Alstom a assuré plus tôt que "tout sera mis en œuvre pour qu'il n'y ait pas de départs contraints d'ici à 2018". En revanche, le PDG du groupe a affirmé qu'il est "aujourd'hui impossible d'assurer un avenir pérenne" pour le site de Belfort, dont la plupart des activités ferroviaires doivent être transférées en Alsace.

Les syndicats reçus par le gouvernement. Après le PDG d'Alstom et le maire de Belfort, les syndicats du constructeur ferroviaire ont été reçus par le gouvernement. Le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, "se donne dix jours pour apporter des réponses", ont déclaré plusieurs syndicats à l'issue d'une rencontre à Bercy. Le Premier ministre, Manuel Valls, a déclaré qu'il était "hors de question que le site de Belfort ferme".

Cinq projets en cours de discussion. Interrogé sur Europe 1, le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a assuré que "trois dossiers peuvent se concrétiser rapidement et deux autres sont en cours", afin d'aider le site de Belfort à remplir son carnet de commandes. Le gouvernement met notamment tout son poids dans la balance pour que la SNCF achète rapidement six TGV transalpins à Alstom. Cette commande représenterait un sursis salutaire pour l'usine de Belfort

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ALSTOM

00h16 : Avec un peu de retard, voici trois articles qu'il ne fallait pas rater sur franceinfo aujourd'hui :

• Emmanuel Macron peut-il se dédouaner de la fermeture de l'usine Alstom de Belfort ? Eléments de réponse avec Anne Brigaudeau.

• Présidentielle américaine : que se passerait-il si Hillary Clinton renonçait à se présenter ? Nous nous sommes posé la question.

• Quatre coureurs malvoyants ont réalisé un meilleur temps que celui du champion olympique valide lors du 1500m des Jeux Paralympiques. Retour sur cette course en vidéo.

19h55 : A peine parti, son bilan lui revient comme un boomerang. L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron peut-il vraiment se dédouaner de toute responsabilité alors que le site d'Alstom à Belfort, qui emploie plus de 400 salariés, est menacé de fermeture ? Tentative de réponse ici.

Le ministre de l'Economie et de l'Industrie, Emmanuel Macron, prend la parole pendant sa visite à l'usine Alstom de Belfort, le 28 mai 2015. (FREDERICK FLORIN / AFP)

18h56 : Dans un message envoyé aux salariés de l'usine ce matin, le dirigeant du groupe Alstom, Henri Poupart-Lafarge, a réaffirmé sa volonté de fermer le site de Belfort. Des négociations sont pourtant en cours avec le gouvernement. Erreur de manipulation ou coup de com pour faire pression sur l'exécutif ? Je reviens sur cette affaire.

Henri Poupart-Lafarge, le PDG du groupe Alstom, le 11 mai 2016, lors d'une conférence de presse, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).  (MAXPPP)

18h04 : Dans une déclaration transmise à l'AFP, la direction du groupe "confirme s'être engagé dans des discussions avec le gouvernement français sur l'avenir de son site de Belfort".

17h53 : "Aucune décision ne sera prise" à propos du site de Belfort avant la fin des discussions avec l'Etat, annonce la direction du groupe.

17h04 : Du côté du gouvernement, on "se donne dix jours pour apporter des réponses" aux salariés de l'usine de Belfort. C'est ce qu'ont fait savoir les syndicats à l'issue d'une rencontre à Bercy.

17h02 : "Rien n'est définitivement joué, la situation peur évoluer."

Reçu par le PDG d'Alstom, le député-maire de Belfort vient de résumer ce qu'il s'est dit pendant la rencontre. Il en a profité pour appeler à une opération "ville morte", le 24 septembre.

16h59 : "C'était une note interne, rédigée ce weekend, à destination de tous les employés d'Alstom France pour expliquer le contexte, explique la responsable. En aucun cas, il ne s'agissait d'une réponse aux annonces du gouvernement". Selon elle, "le mail est parti aujourd'hui, comme c'était prévu".

16h58 : Contactée par franceinfo, la responsable des relations presse du Grand Est explique que l'envoi du mail aux salariés n'est pas "une erreur de manipulation". Elle dément une information de L'Est Républicain, qui cite les propos rapportés par la direction locale du site de Belfort à un syndicaliste de la CGT.

15h21 : Branle-bas de combat pour sauver le site d'Alstom de Belfort. Je vous explique pourquoi cette usine s'est transformée en enjeu politique majeur en quelques jours.




(robin prudent / franceinfo)

14h59 : En parallèle, une AG est en train d'avoir lieu sur le site de Belfort, après les rebondissements de ces dernières heures. On rejoint notre envoyée spéciale sur place.

14h58 : Une mauvaise manipulation est-elle à l'origine du communiqué envoyé par la direction d'Alstom, ce matin ? Selon L'Est Républicain, qui cite un syndicaliste CGT, le mail aurait dû "être envoyé voici plusieurs jours, au moment de la décision initiale".

13h48 : Marion Maréchal-Le Pen donne à son tour son avis sur l'usine Alstom de Belfort. Si elle considère que le patriotisme économique, cher au FN, l'aurait sauvée, la députée a aussi évoqué la possibilité de nationaliser l'entreprise.




(FRANCEINFO)

13h35 : L'Etat dispose de 20% du capital et des droits de vote correspondants. Qu'il trouve les 31 % supplémentaires pour virer "le PDG intraitable"

13h34 : Le problème d'Alstom est le même que celui de toute l'industrie française : non-compétitivité en raison de charges sociales (ou socialistes ?) aberrantes. La même locomotive conçue par Alstom coûte moins cher à produire ailleurs qu'en France (écart des charges avec l'Allemagne = 35% !).

13h34 : C'est irresponsable les réponses politiques à la fermeture partielle du site de Belfort. C'est exactement la raison pour laquelle les investisseurs fuient la France. Les politiques se mêlent de tout pour des raisons démagogiques et électoralistes.

13h33 : Valls ! Beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Connaît-il la réalité de la vie d'une entreprise ? On ne dirige pas là avec le 49.3 !

13h35 : "On ne s'emballe pas."

Le Premier ministre a réagi à son tour. Il a insisté sur le fait qu'Alstom "vit beaucoup grâce à la commande publique" et grâce aux marchés que la France décroche à l'étranger.




(FRANCE TELEVISIONS)

13h04 : Valls... fait du Valls. Il crie, tempête et ne changera rien à la situation !

13h03 : "Ils peuvent avoir confiance dans l'action du gouvernement pour pérenniser le site, l'emploi et l'avenir d'Alstom."

Manuel Valls a tenté de rassurer les salariés d'Alstom Belfort. Ce matin, le PDG du groupe est resté inflexible sur son projet de fermeture.

12h47 : Manuel Valls tape de nouveau du poing sur la table. Il est "hors de question que le site de Belfort ferme", martèle le Premier ministre, au cours d'un point presse.

12h08 : Comment Hollande peut affirmer des propos que le PDG d'Alstom dement dans la foulee? Il n'a plus aucun credit!

12h06 : Je pense qu'il faut licencier ce PDG qui privilégie la casse à la construction. La facilité en quelque sorte.

12h05 : Quand on veut tuer son chien on l'accuse d'avoir la rage !

12h05 : C est pas ce que dit Hollande !! Qui dit la vérité le PDG ou le président ?? Qui croire ??

12h05 : Combien de temps les fonds publics continueront-ils à être 'privatisés ". Reprenons les cadeaux faits durant 30 ans à l'entreprise et elle vivra...

12h04 : Dans les commentaires, vous critiquez sévèrement aussi bien les déclarations de François Hollande, que la décision du PDG d'Alstom de fermer le site de Belfort.

11h53 : "Evidemment, les ministères étaient au courant", assure Benoît Hamon. Le candidat à la primaire à gauche, et ancien ministre de l'Education nationale, a mis en cause, mardi sur BFMTV, l'inaction du gouvernement.

11h36 : Le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge répète dans un communiqué adressé aux employés et dont France Bleu Belfort-Montbéliard a eu copie son intention de transférer une partie des activités du site de Belfort vers celui de Reichshoffen (Bas-Rhin), malgré l'intervention des pouvoirs publics.

11h35 : "Malgré les efforts de tous, il apparaît aujourd'hui impossible d'assurer un avenir pérenne pour les activités du site de Belfort", réaffirme le PDG d'Alstom dans un communiqué adressé aux employés.

11h21 : "Je l'assure ici : tout sera fait pour que le site de Belfort puisse être pérennisé. Ca veut dire pour de nombreuses années."

Le président de la République vient de le déclarer à Bucarest (Roumanie).

(FRANCE TELEVISIONS)

11h04 : "Tout sera fait pour que le site de Belfort puisse être pérennisé."

François Hollande s'exprime alors qu'il est en déplacement en Roumanie.

10h24 : Alain Vidalies, secrétaire d'Etat chargé des Transports, affirme que le gouvernement ignorait l'annonce de l'entreprise. Des propos qui peinent à convaincre Benoît Hamon. "N'importe quel ministre de l'Industrie ne peut pas découvrir ce qu'il se passe à Alstom", déclare-t-il sur BFMTV et RMC. Selon lui, "les choix stratégiques et industriels qui sont réalisés, l'État les connaissait".

09h35 : Le secrétaire d'Etat a également précisé que des négociations ont repris entre la SNCF et Alstom pour la fourniture de 12 locomotives pour six rames de TGV Paris-Turin-Milan. Ces négociations avaient échoué il y a quelques semaines. C'est un marché de 200 millions d'euros qui correspond à 10 mois d'activité pour le site de Belfort.

09h47 : "Je fais tout pour sauver le site de Belfort."

Le secrétaire d'Etat chargé des Transports s'est montré rassurant sur Europe 1. "Trois dossiers peuvent se concrétiser rapidement", a-t-il assuré. Les précisions dans notre article.


(EUROPE 1 / DAILYMOTION)

08h19 : "Si le gouvernement avait eu vent de cette fermeture, ça aurait été un délit d'entrave".

Sur Europe 1, Alain Vidalies a répondu aux critiques qui accusent le gouvernement de n'avoir rien fait pour empêcher Alstom de fermer le site de Belfort en 2018.

08h13 : L'Etat peut-il vraiment sauver l'usine Alstom de Belfort ? La réponse est non. Avec ses 20% au capital du groupe, l'Etat ne peut pas bloquer la décision de la direction. Tout au plus peut-il contribuer à remplir les carnets de commandes. Les explications dans notre article.

07h33 : Lefret pourrait sauver le site de Belfort. La présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay estime, en effet, que le transport de marchandises pourrait fournir du travail aux salariés du site. "Il y a des commandes qui sont en cours, notamment avec la Suisse et l'Azerbaïdjan. Si on veut développer les locomotives, ce sont les trains de fret qui ont besoin de locomotives", a-t-elle expliqué à franceinfo.

06h06 : Nouvelle étape pour les salariés d'Alstom.Les syndicats du site de Belfort seront reçus, à 14 heures, par Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat à l'Industrie.