General Electric devra verser 50 millions d'euros à l'Etat pour ne pas avoir tenu ses engagements

Le groupe américain s'était engagé à créer un millier d'emplois nets en France après avoir acquis la branche énergie d'Alstom en 2014. Et il est loin d'avoir tenu ses promesses.

Une entreprise General Electric à Grenoble (Isère), le 26 juillet 2017.
Une entreprise General Electric à Grenoble (Isère), le 26 juillet 2017. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

Vingt-cinq emplois créés au lieu des 1000 promis. General Electric devra verser à la France "un fond de réindustrialisation doté de 50 millions d'euros", a annoncé le ministère de l'Economie, mardi 5 février. Le groupe américain s'était engagé à créer un millier d'emplois nets en France d'ici la fin 2018 après avoir acquis la branche énergie d'Alstom en 2014. Mais il a renoncé en juin à son engagement. 

Le groupe américain a bien recruté 3 000 personnes, mais il a supprimé des postes, et au final, le solde ne dépassait pas les 25 emplois en fin d'année dernière. Le fonds versé "sera logé à la Caisse des dépôts et consignations (CDC)" et "sera piloté par un comité présidé par une personnalité spécialiste de l'industrie". Il associera des représentants désignés par l'entreprise, les collectivités concernées et les services de l'Etat, précise le communiqué de Bercy. 

General Electric a annoncé fin janvier des résultats en demi-teinte au quatrième trimestre 2018, affectés par les difficultés continues de sa division Energie, qui comprend l'ancien fleuron industriel français Alstom. Les investissements réalisés par General Electric en France représentent néanmoins près d'un milliard d'euros.