DIRECT. Alstom : le PDG entendu par les députés, les salariés ont manifesté devant le siège à Saint-Ouen

Les syndicats ont appelé à la grève, mardi 27 septembre, pour protester contre le projet d'arrêt de la production de trains à Belfort.

Le PDG d\'Alstom Henri Poupart Lafarge devant la Commission d\'affaires économiques de l\'Assemblée nationale, le 27 septembre 2016.
Le PDG d'Alstom Henri Poupart Lafarge devant la Commission d'affaires économiques de l'Assemblée nationale, le 27 septembre 2016. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)
Ce qu'il faut savoir

"On est là, vivants, on va se battre." Plusieurs centaines de salariés d'Alstom en grève, dont 300 de l'usine de Belfort (Territoire de Belfort), ont manifesté, mardi 27 septembre, au siège du groupe, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) alors que le gouvernement poursuit les discussions pour tenter de sauver l'usine.

Le PDG du groupe, Henri Poupart-Lafarge, entendu par les députés. Le PDG d'Alstom, en discussion avec le gouvernement, a déclaré vouloir attendre les propositions du gouvernement et les étudier avant de statuer définitivement sur le sort du site de Belfort.

Un rassemblement à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). L'intersyndicale (CFE-CGC, CGT, CFDT, FO) appelle tous les salariés du groupe ferroviaire à débrayer ce mardi et à se rassembler devant le siège du groupe. Des rassemblements sont aussi prévus mardi au Creusot (Saône-et-Loire), à Tarbes (Hautes-Pyrénées), Villeurbanne (Rhône) et Reichshoffen (Bas-Rhin), selon la CGT.

Un TGV pour les salariés de Belfort. Pour permettre aux ouvriers du site de participer au rassemblement, la mairie, le département et la région ont affrété un TGV, rapporte L'Expansion.

Un gel du projet en attendant le plan du gouvernement. Lundi, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, le PDG a confirmé le gel de son plan pour Belfort "jusqu'à ce qu'on ait une réunion avec le gouvernement, a priori d'ici au 4 octobre".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ALSTOM

17h10 : Le constructeur ferroviaire se livre-t-il à un chantage en menaçant de mettre fin à sa production à Belfort ? Interrogé à l'Assemblée nationale, le PDG, Henri Poupart-Lafarge, s'est dit "choqué" par ces accusations.


(LCP / FRANCEINFO)

15h41 : A l'Assemblée nationale, le PDG d'Alstom est sous le feu des critiques de certains députés, selon notre journaliste Sophie Brunn sur place. Vous pouvez suivre l'audition du dirigeant en direct sur LCP.

15h27 : Pendant que plusieurs centaines de travailleurs de l'usine de Belfort manifestaient devant le siège du groupe, une délégation de salariés a été reçue, pendant une heure, par la direction du groupe. Voici des images tournées à la mi-journée.

(FRANCE TELEVISIONS)

15h06 : Notre journaliste Sophie Brunn suit l'intervention d'Henri Poupart-Lafarge, le PDG d'Alstom, devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

13h55 : Alors qu'un rassemblement des salariés se poursuit devant le siège de l'entreprise à Saint-Ouen, le PDG d'Alstom s'apprête à être entendu par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. Notre journaliste Sophie Brunn est sur place.

12h52 : Notre journaliste Isabelle Raymond signale que des participants à la manifestation en faveur de la sauvegarde du site de Belfort sont entrés dans l'enceinte du siège d'Alstom. Un autre journaliste indique qu'une grille a été forcée.

11h39 : Devant le siège du groupe à Saint-Ouen, les "Alsthommes" de Belfort, qui manifestent contre la fermeture programmée de l'usine historique du groupe, ont été rejoints par le patron de la CGT Philippe Martinez, la sénatrice alsacienne Les Républicains Fabienne Keller et la figure du NPA Olivier Besancenot.

11h06 : Les 300 "Alsthommes" de Belfort ont été rejoints devant le siège du groupe en banlieue parisienne par des salariés venus du site du Creusot mais aussi par des élus locaux de gauche.

10h48 : Voici quelques-uns des thèmes sur lesquels la rédaction de franceinfo va travailler aujourd'hui :

• Cela sert-il encore à quelque chose de sauver l'usine Alstom de Belfort ?

• Les arguments avancés par le gouvernement pour expliquer la hausse du chômage sont-elles justifiées ou exagérées ?

• Qu'est-ce que le pythium, ce champignon qui dévore les pelouses de Ligue 1 ?

09h54 : Il s'agit de la deuxième réunion du CCE d'Alstom en deux jours. Hier, le PDG, Henri Poupart-Lafarge, était présent. Mais, selon les syndicats, il "s'est retranché derrière les discussions actuelles avec le gouvernement" et n'a "rien" dit "de nouveau" sur l'avenir du site de Belfort. D'où le vote de ce droit d'alerte, ce matin.

09h55 : Le vote en comité central d'entreprise du droit d'alerte économique sur la situation du groupe en France a été unanime, selon les représentants CFE-CGC et CGT.

09h51 : Le Code du travail stipule que "lorsque le comité d'entreprise a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l'entreprise, il peut demander à l'employeur de lui fournir des explications" en déclenchant un droit d'alerte.

09h44 : Le Comité central d'entreprise d'Alstom a voté ce matin un droit d'alerte économique sur la situation du groupe en France et demandé une expertise, selon deux sources syndicales de l'AFP.

09h42 : Les 300 "Alsthommes", partis de Belfort au petit matin, sont arrivés devant le siège du groupe à Saint-Ouen, en banlieue parisienne. Ils y manifestent contre la fermeture annoncée du site historique du groupe.

07h48 : Certains font le voyage avec femme et enfant. Quelque 300 salariés d'Alstom Belfort ont embarqué tôt ce matin à bord d'un TGV spécialement affrété. Ils vont manifester devant le siège du constructeur ferroviaire à Saint-Ouen contre la fermeture du site historique.





(SEBASTIEN BOZON / AFP)

06h20 : Des salariés de l'usine Alstom de Belfort prennent le train pour Paris ce matin. Ils vont dire leur refus de la fermeture du site historique au siège du groupe à Saint-Ouen.