Belfort : nouvelles inquiétudes pour les employés de General Electric

À Belfort (Territoire de Belfort), les employés de General Electric sont inquiets. En difficulté, l’entreprise a supprimé des milliers d’emplois en Europe.

FRANCE 3

Le sigle General Electric trône toujours à l’entreprise. Les turbines à gaz sortent flambant neuves de l’usine située à Belfort (Territoire de Belfort), mais les salariés commencent à avoir grise mine. "Il y a cinq usines dans le monde qui font des turbines, affirme Alain Ogor, membre de la CFDT de General Electric. Avec le marché potentiel qu’a General Electric, une usine suffirait presque pour remplir ses carnets de commandes. Qu’est-ce qu’on fait des autres ?" Au troisième trimestre, les pertes du géant américain se montent à plus de 20 milliards d’euros. Depuis un an, le titre est en chute libre à Wall Street.

12 000 emplois supprimés en 2018

Il y a quatre ans, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron avait signé un contrat avec General Electric pour racheter Alstom. Le groupe devait créer 1 000 emplois, mais, pour le moment, Belfort n’a rien vu venir. La société préfère même payer des pénalités plutôt que d’embaucher. En 2018, General Electric a supprimé 12 000 emplois dans le monde, dont 5 000 Europe : principalement en Suisse, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Pour le moment, le groupe affirme ne pas avoir de plan de restructuration en France. Il s’était engagé à ne pas licencier avant 2019, mais ses obligations ne portent que jusqu’au 31 décembre 2018.

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Le logo de General Electric sur une façade.
Le logo de General Electric sur une façade. (URS FLUEELER / KEYSTONE)