Alstom : une opération de sauvetage difficile pour le site de Belfort

Si François Hollande se veut rassurant, le patron du groupe explique que faute de commandes, l'avenir du site est impossible.

France 3

C'est devenu un enjeu de la fin de son quinquennat. Depuis la Roumanie où il est en déplacement, François Hollande le répète : Alstom doit rester à Belfort. "L'objectif est d'assurer la pérennité du site pour les prochaines années", a-t-il dit. Autrement dit, il faut une mobilisation pour gonfler les carnets de commandes d'Alstom, grâce aux entreprises publiques.

Un courriel de la direction

Exemple avec le syndicat des transports d'Ile de France : un appel d'offres pour des rames de RER pour un coût de 3,5 milliards d'euros, équivalent d'une année de travail pour Belfort. Le gouvernement compte aussi sur la SNCF, l'un des principaux clients d'Alstom.
Mais dans le même temps, coup de tonnerre à Belfort : les salariés d'Alstom reçoivent un courriel de la direction : "Malgré les efforts de tous, il apparaît impossible d'assurer un avenir pérenne pour les activités du site de Belfort".

 

 

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Des locaux de l\'usine Alstom, à Belfort, mercredi 7 septembre 2016. 
Des locaux de l'usine Alstom, à Belfort, mercredi 7 septembre 2016.  (SEBASTIEN BOZON / AFP)