Alstom : quand l'État s'en mêle

Alstom n'en est pas à son premier sauvetage. France 2 revient sur ceux que le groupe a déjà connus.

France 2

Une réunion de crise s'est tenue ce lundi 12 septembre à l'Élysée. Mais ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement doit se pencher sur ce fleuron national de l'industrie française. Alstom s'est déjà retrouvé en difficulté. Pour le groupe, plus que centenaire, tout bascule dans les années 90. Des turbines défectueuses, une dette grandissante, Alstom est au bord de la faillite. L'État intervient.

"Alstom nous y croyons"

"Alstom nous y croyons, c'est l'énergie, c'est les transports, ce sont donc des marchés porteurs", confie à l'époque Nicolas Sarkozy, ministre de l'Économie. En 2004, l'État entre au capital. Alstom semble sauvé, mais avec la crise économique en 2008, les clients se raréfient. Alstom replonge. Des milliers d'emplois sont supprimés. Le groupe cherche un partenaire à l'étranger. La branche énergie d'Alstom est rachetée par l'Américain General Electric, mais le carnet de commandes reste vide. Cette fois, c'est Emmanuel Macron qui vient à Belfort faire des promesses. Une intervention ministérielle de plus, sans effet durable. 16 mois plus tard, Alstom a décidé de fermer Belfort.

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L\'usine Alstom de Belfort en mai 2015, lors d\'une visite du ministre de l\'Economie d\'alors, Emmanuel Macron.
L'usine Alstom de Belfort en mai 2015, lors d'une visite du ministre de l'Economie d'alors, Emmanuel Macron. (FREDERICK FLORIN / AFP)