Alstom : le plan de sauvetage du gouvernement décrié par l'opposition

La droite estime que le gouvernement n'a aucune stratégie industrielle. Le gouvernement est accusé d'improviser un plan de sauvetage pour Alstom à sept mois de la présidentielle.

France 3

Manuel Valls en première ligne pour défendre le plan de sauvetage d'Alstom. Face aux critiques, ce mardi 4 octobre après-midi à l'Assemblée nationale, le Premier ministre contre-attaque. Il se félicite que l'État ait joué pleinement son rôle d'actionnaire. Le chef du gouvernement réfute tout "bidouillage" comme le dit l'opposition et comme le pensent aussi certains dans les rangs socialistes.

Tout faire pour éviter un nouveau Florange

Ce plan est une mesure électoraliste pour Benoît Hamon, député PS des Yvelines, un plan inexpérimenté pour l'extrême droite droite et la droite. "Si on avait vraiment besoin de ces locomotives, pourquoi est-ce qu'on les a pas achetés avant ?", se demande Yves Jégo, député UDI de Seine-et-Marne. "On fait semblant de régler un problème en prenant les deniers de l'État", ajoute Gilbert Collard, député du Rassemblement Bleu Marine du Gard. À sept mois de l'élection présidentielle, le gouvernement veut tout faire pour éviter un nouveau Florange (Moselle) et maintenir l'activité à Belfort.

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Des manifestants venus de Belfort devant le siège d\'Alstom à Saint-Ouen vers Paris, le 27 septembre 2016.
Des manifestants venus de Belfort devant le siège d'Alstom à Saint-Ouen vers Paris, le 27 septembre 2016. (SEBASTIEN BOZON / AFP)