Alstom : l'Etat va commander 15 TGV supplémentaires pour sauver l'usine de Belfort

Ces TGV seront destinés à alimenter des lignes Intercités et non pas des lignes à grande vitesse.

Manifestation contre la fermeture du site Alstom de Belfort, devant le siège du groupe à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 27 septembre 2016. 
Manifestation contre la fermeture du site Alstom de Belfort, devant le siège du groupe à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 27 septembre 2016.  (PAUL ALFRED-HENRI / CITIZENSIDE / AFP)

Opération sauvetage. Pour sauver le site d'Alstom à Belfort, menacé de fermeture, l’Etat va commander directement à l'entreprise 15 rames de TGV, sans passer par l’intermédiaire de la SNCF, selon des sources proches du dossier citées, mardi 4 octobre, par l'AFP et Reuters. Ces TGV seront destinés à alimenter les lignes Intercités Bordeaux-Marseille, Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan, gérées par l'Etat, et non des lignes à grande vitesse.

Cela anticipera sur les projets de transformation des liaisons Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan en lignes à grande vitesse (LGV) en 2025 pour la première et vers 2030 pour la seconde. Un tiers de la ligne Bordeaux-Marseille sera par ailleurs en TGV à partir de 2017.

Cette commande s'ajoute aux six TGV déjà évoqués pour la liaison Paris-Turin-Milan. Le site de Belfort sera, par ailleurs, transformé par Alstom en centre européen de la maintenance ferroviaire, soit un investissement de 70 millions d'euros, ajoute une autre source proche du dossier. Enfin, la SNCF commandera 20 locomotives diesel pour le remorquage de trains en panne.

Des TGV-Intercités déjà moqués

Quelques heures après ces révélations, le recours à des TGV sur des lignes limitées à 250 km/h (contre 300 km/h pour les lignes à grande vitesse) a suscité des interrogations, voire des moqueries sur les réseaux sociaux, venant notamment de l'opposition.

Un plan de sauvetage présenté mardi

Le plan de sauvetage du site d'Alstom à Belfort doit être officiellement présenté, mardi, par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, aux représentants syndicaux et aux élus locaux, en présence du PDG du groupe, Henri Poupart-Lafarge.