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Entre 500 et un millier d'employés du groupe Total, ont brièvement envahi lundi la tour Total à La Défense

Leur message : dire "non" à la fermeture de la raffinerie de Dunkerque, dont le sort sera décidé d'ici l'été.En milieu d'après-midi, les manifestants ont mis fin dans le calme à leur occupation, après la rencontre d'une délégation de représentants syndicaux et d'élus locaux avec la direction de Total, a constaté une journaliste de l'AFP.
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Entre 500 et 1.000 employés du groupe Total ont envahi la Tour de leur groupe à la Défense, le 1er février 2010 (AFP PHOTO/ Jacques DEMARTHON)

Leur message : dire "non" à la fermeture de la raffinerie de Dunkerque, dont le sort sera décidé d'ici l'été.

En milieu d'après-midi, les manifestants ont mis fin dans le calme à leur occupation, après la rencontre d'une délégation de représentants syndicaux et d'élus locaux avec la direction de Total, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous avons demandé le redémarrage de la raffinerie et Total refuse de répondre", a rapporté Michel Petit (CGT).

Une intersyndicale FO-CGT-CFDT-Sud-CFE/CGC se réunira vendredi pour décider d'un éventuel appel à la grève dans l'ensemble des raffineries.

"C'est Sarkozy qui a demandé à de Margerie (directeur général de Total, ndlr) de calmer le jeu mais ce ne sont que des paroles, nous ne les croyons plus", a déclaré Charles Foulard, coordonnateur CGT pour le groupe, devant les salariés.

Le groupe pétrolier a reporté lundi à la fin du 1er semestre 2010 sa décision sur le sort de la raffinerie, qui provoquait déjà des remous, tout en s'engageant à garantir un emploi à chacun des 370 salariés directs, quel que soit l'avenir du site.

Après avoir manifesté devant le bâtiment de La Défense où l'annonce a été faite, les salariés, venus de toute la France, ont rejoint la tour Total qui n'était protégée que par quelques agents de sécurité, a constaté une journaliste de l'AFP.

Dans une ambiance bon enfant et au son d'un petit orchestre, ils ont forcé ses portes et occupaient en début d'après-midi le hall, qu'ils ont maculé d'auto-collants aux couleurs des syndicats.

"Nos dirigeants ne sont pas très courageux: ils ont décidé de la fermeture mais n'osent pas le dire", a ajouté le coordonnateur CGT au nom d'une intersyndicale, parlant d'un "report tactique et politique".

"Le recul dans le contexte des élections régionales démontre que le rapport de forces monte en puissance", a-t-il poursuivi.

Une délégation, constituée de représentants des syndicats et d'élus locaux, a été reçue par la direction de Total.

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