Enquête : le juteux trafic de déchets

Les équipes de France 2 se sont penchées sur le trafic des déchets. Reportage.

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Ce sont des déchets de toutes sortes, saisis par les douanes. Leur point commun ? Ils sont polluants. Certains contiennent des produits toxiques. Pneus usés, moteurs encore pleins d'huile, batteries hors d'usage, frigos cassés, des déchets que se disputent les trafiquants. "Je prends tout moi, ne vous inquiétez pas", confie l'un d'eux. Un trafic international depuis la France alors même que notre pays se veut exemplaire en matière de dépollution.

17 milliards d'euros par an

Depuis 2003, les règles françaises sont draconiennes. Tout déchet toxique doit passer par un centre. En principe, tous les appareils que l'on jette sont censés finir là, dépollués, puis transformés. Coût de l'opération, 350 euros la tonne, financée par une surtaxe : l'écoparticipation payée par le consommateur à l'achat de l'appareil. Les trafiquants ont compris qu'il y avait un énorme marché à prendre. En quelques années, ils ont créé des réseaux parallèles pour vendre les déchets sans les dépolluer. Des déchets acheminés vers le continent africain, mais aussi vers la Chine et la Turquie, avec d'énormes bénéfices : 300 euros par tonnes sans dépenser un centime pour leur dépollution. Ces filières illégales rapporteraient plus de 17 milliards d'euros par an aux trafiquants. En France, cela veut dire des taxes de dépollution payées pour rien par les consommateurs. En Afrique, les conséquences écologiques sont désormais bien visibles, avec ces décharges à ciel ouvert, pleines de nos déchets polluants.

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Les déchets devaient être transportés au Maroc.
Les déchets devaient être transportés au Maroc. (DOUANE FRANCAISE)