Parcs d'éoliennes en Méditerranée : des milliers de personnes réclament un report du projet le temps d'examiner ses effets sur l'environnement

"Les énergies renouvelables créent de l'emploi", a répondu la ministre de la Transition écologique, en prônant le maintien du calendrier actuel.

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Un parc d'éoliennes en mer, le 23 novembre 2021. (IMAGE SOURCE / AFP)

C'est non. De nombreux participants au débat public sur l'installation d'éoliennes flottantes en Méditerranée ont demandé le report de ce projet afin de mieux étudier ses effets sur l'environnement, selon un compte-rendu publié vendredi 31 décembre par les organisateurs du débat, conclu fin octobre.

Le gouvernement prévoit l'attribution dès 2022 de deux premiers parcs d'éoliennes flottantes en Méditerranée. Mais des défenseurs de l'environnement, pêcheurs, scientifiques, élus locaux et plaisanciers préfèrent avant cela pouvoir profiter du retour d'expérience de trois parcs pilotes d'éoliennes attendus en 2022-2023 au large de Gruissan et Leucate (Aude) et de Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône). "Il a été demandé avec insistance de revenir au calendrier initialement prévu par l'Etat, à savoir construire d'abord les fermes pilotes et mener les programmes de recherche scientifique" afin de "prendre la meilleure décision à l'issue de ces travaux", selon le compte-rendu du débat public.

Inciter à "la sobriété énergétique"

Seuls l'Etat, le gestionnaire du réseau électrique RTE, les régions et une partie importante de la filière industrielle ont défendu le calendrier souhaité par le gouvernement. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a plaidé pour le calendrier gouvernemental à Marseille lors d'une des réunions publiques. "Les énergies renouvelables créent de l'emploi et des filières en France. Prendre du retard là-dessus, cela fera tout simplement que l'on va se retrouver à devoir acheter des composants à l'étranger", a-t-elle fait valoir.

D'une manière plus globale, ce débat a fait émerger une "demande" d'un "plan d'actions clair et financé pour inciter à la sobriété énergétique", précise la Commission particulière du débat public (CPDP). "Faire des énergies renouvelables, oui, mais à condition que l'on baisse drastiquement les consommations les plus énergivores (transport, chauffage/climatisation, alimentation...)", résume le président de cette commission, Etienne Ballan.

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