France : plus de 4 800 emplois dans les énergies marines renouvelables en 2020, selon la filière

Des chantiers de parc éolien ont notamment été lancés à Fécamp (Seine-Maritime) et à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). 

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Le bateau chantier Aeolus commence les travaux de forage pour l'implantation des éoliennes offshore en baie de Saint-Brieuc (Finistère), en juin 2021. (MAXPPP)

Les énergies marines renouvelables ont généré 4 859 emplois équivalent temps plein en France en 2020, selon le bilan annuel de la filière, contre 3 000 en 2019. Ces postes sont ouverts chez les fournisseurs industriels, dans une très large mesure, et notamment dans les Pays de la Loire, en Normandie et en Ile-de-France. L'année a notamment été marquée par le lancement des chantiers des deuxième et troisième parcs éoliens en mer de France. Environ 1 500 créations de postes supplémentaires sont attendues pour 2021.

Quelque 1,5 milliard d'euros ont été investis dans le secteur l'an dernier, trois fois plus que l'année précédente, du fait de la construction et du raccordement des trois premiers parcs français, relève encore l'Observatoire des énergies de la mer. Le chiffre d'affaires des prestataires et fournisseurs, pour sa part, a bondi de 173% à 833 millions d'euros, et pour la première fois la majorité de leur activité est liée au marché domestique (71%).

Un gros chantier au large du Calvados

Malgré le contexte sanitaire, "l'année 2020 marque un changement d'échelle pour la filière française, qui connaît un décollage grâce à la construction du premier parc français à Saint-Nazaire, et au lancement des chantiers de ceux de Fécamp et Saint-Brieuc", note Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français, à l'origine de l'Observatoire. Pour 2021, la poursuite des chantiers, l'entrée en construction du parc de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et les futures fermes pilotes flottantes de Méditerranée constituent un important potentiel de croissance, estiment les représentants de la filière.

"Beaucoup d'observateurs craignaient que le retard français dans les énergies marines renouvelables se traduise par des créations d'emplois hors de France. Ce n'est pas le cas."

Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français

à l'AFP

Le secteur en France est constitué de PME comme de grosses entreprises. Environ 10% sont des "pure players" – qui sont engagées uniquement dans les énergies marines renouvelables, les autres venant du BTP, de l'énergie ou encore de la construction navale. Outre l'éolien, les énergies marines renouvelables sont notamment l'hydrolien, le houlomoteur et l'énergie thermique des mers, qui suscitent investissements et emplois, mais ne font pas l'objet de développement commercial.

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