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Économies d'énergie : quand les entreprises prennent le devant sur le gouvernement

Certaines entreprises s'engagent déjà à réduire leur consommation d'énergie, sans attendre les appels du gouvernement, alors que la Première ministre Elisabeth Borne doit lancer ce lundi 29 août un appel à la sobriété pour les industries françaises.

Article rédigé par Sarah Lemoine, franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Le secteur industriel est aussi touché par la hausse des prix de l'énergie.  (RICHARD VILLALON / MAXPPP)

Sans attendre les recommandations du gouvernement, alors qu'Elisabeth Borne, la Première ministre, doit lancer lundi 29 août un appel à la sobriété pour les industries françaises,.certaines entreprises ont commencé à réduire leur consommation d'énergie. Par exemple, Catherine Guerniou, qui fait désormais des économies pour sa PME de fabrication de fenêtres, près de Paris. La guerre en Ukraine a convaincu cette cheffe d'entreprise de passer à la vitesse supérieure. Au printemps, elle a donc décidé d'engager des travaux de rénovation énergétique, sans cesse repoussés. "On laissait traîner, avoue-t-elle. Quand il y a 200 000 euros de toiture à faire, vous ne vous décidez pas comme ça."

Entre 150 et 200 euros économisés chaque mois

Face à l'augmentation des prix de l'énergie, la cheffe d'entreprise se lance finalement. L'objectif est alors de réduire les dépenses en éclairage, en chauffage et en climatisation d'un vieil atelier de 800 mètres carrés, dont la consommation représente près de la moitié de la facture énergétique de la société. L'isolation de la toiture, achevée fin juillet, produit déjà des effets. "C'est impressionnant, se réjouit Catherine Guerniou. Le rafraîchissement de l'atelier prenait habituellement énormément de temps avec l'usage de climatiseurs. Là, en l'espace d'une heure, l'atelier est rafraîchi."

>> "Economies choisies plutôt que rationnement subi" : ce que va dire Élisabeth Borne devant le Medef

Le chantier doit se poursuivre avec de l'isolation thermique extérieure, la végétalisation d'un mur, la récupération des eaux de pluie, ou encore des ampoules basse consommation. L'investissement s'élève au total à 400 000 euros, et sera amorti dans quinze ou vingt ans, selon Catherine Guerniou. Elle estime que cela permettra "une économie à peu près de 150 à 200 euros par mois". 

"C'est vrai que par rapport aux travaux qui sont engagés, qui sont très importants, ce n'est pas très significatif. Mais plus les prix des énergies vont augmenter, plus ça sera intéressant pour nous."

Catherine Guerniou

franceinfo

La cheffe d'entreprise voit également une opportunité de réduire les émission de CO2 de sa PME. "Une fois que la totalité des travaux sera finie, nous allons réduire de 46 % notre émission de CO2. Donc là, je trouve que c'est vraiment significatif et cela nous permet aussi d'avoir une production moins polluante." Ses efforts ne s'arrêtent pas là, puisque Catherine Guerniou compte aussi installer des panneaux solaires sur un autre bâtiment. 

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