Coupures d’électricité : le président du RN juge le plan gouvernemental "extrêmement inquiétant"

Selon le président du Rassemblement national, Emmanuel Macron et Elisabeth Borne ont mis la France "dans une situation de précarité énergétique qui fait davantage penser au Tiers-monde qu'à des pays développés".
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Radio France
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Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, invité de France Inter, vendredi 2 décembre 2022. (FRANCE INTER)

Le plan du gouvernement prévoyant d'éventuelles coupures d'électricité cet hiver est "extrêmement inquiétant", estime vendredi 2 décembre sur France Inter le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. L'eurodéputé RN ne comprend pas comment dans "la septième puissance mondiale" on "est en train de nous expliquer qu'on va potentiellement couper le générateur d'électricité". Jordan Bardella s'étonne également que "des écoles seront amenées à fermer, que les systèmes d'alarme de bâtiments publics ne fonctionneront plus, que des réseaux de télécommunication seront mis à l'arrêt et que les feux de signalisation pourront également s'arrêter" en cas de coupures volontaires.

Le "sabordage de notre filière nucléaire"

Jordan Bardella pointe directement du doigt Emmanuel Macron et Elisabeth Borne. Le chef de l'État et la Première ministre "devraient s’excuser", assure-t-il. Le président du RN les accuse d'avoir organisé le "sabordage de notre filière nucléaire depuis maintenant 5 à 10 ans". Ils ont, affirme-t-il "mis la France aujourd'hui dans une situation de précarité énergétique qui fait davantage penser au Tiers-monde qu'à des pays développés". Jordan Bardella dénonce ainsi la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), la vente d'une "grande partie de nos turbines du site concerné" et le sous-investissement dans le nucléaire. Il estime que le plan nucléaire du gouvernement relève de "sparadraps".

Dans ce contexte, le président du Rassemblement national estime qu'"il faut retrouver la maîtrise de nos prix en sortant du marché européen de l'électricité". Il regrette ainsi que face à la flambée des tarifs de l'énergie "beaucoup d'artisans, de chefs d'artisans et de maires sont contraints de faire des choix comme mettre des usines ou des fours à l'arrêt, ou fermer des écoles". Il plaide également pour une nouvelle "ambition nucléaire" qui passerait, selon lui "par la relance du projet Astrid [projet de réacteur de quatrième génération] et des centrales nucléaires un peu partout".

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