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Vidéo En Grande-Bretagne, le succès du contrat "zéro heure"

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La flexibilité poussée à l’extrême a séduit les employeurs. 1,4 million de ces contrats très controversés ont été signés. A Londres, Loïc de la Mornais a rencontré des employés disponibles à n’importe quel moment, même pour une demi-journée.

Marie Alexandre ne trouvait pas de travail en France, alors elle a traversé la Manche pour s’établir à Londres. "On entend toujours des amis qui viennent et trouvent du travail en deux semaines, j’ai écouté ces rumeurs et en une semaine, j’avais un travail". Mais le contrat de la jeune Française dans un restaurant est très particulier : le contrat "zéro heure".
Elle peut en théorie travailler de 0 à 40 heures par semaine, en fonction des besoins de son employeur. Dans les faits, elle travaille en moyenne 30 heures par semaine, pour l’équivalent du SMIC français. "Il n’y a aucune sécurité derrière. Pour un Français, ça peut paraître inconcevable, mais c’est une question de confiance avec son employeur", explique-t-elle.

1,4 millions de travailleurs aux "zéro heure"

 
Ce contrat est tout à fait explicite. Dessus, il est inscrit : "Votre employeur ne peut pas vous garantir le nombre d’heures qu’il vous offrira". Un travail à la carte qui ne garantit ni congé maladie, ni congé maternité, ni préavis de licenciement et contient parfois une clause d’exclusivité qui lie à l’employeur, peu importe le nombre d’heures.
Pour l’économie britannique, les résultats sont incontestables : le pays affiche une croissance de 3% et un taux de chômage à 6%. Le problème, c’est que ce contrat précaire se généralise. 1,4 millions de travailleurs sont employés aux "zéro heure".

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