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Vidéo 13h15. Jeunes-Travail : "On n'est jamais aux 35 heures quand on milite"

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Durée de la vidéo : 3 min.
13h15 le dimanche. Jeunes-Travail : "On n'est jamais aux 35 heures quand on milite"
Article rédigé par
France Télévisions

Le président de l'Unef, William Martinet, 27 ans, est le porte-voix d'une partie de la jeunesse contestant le projet de loi sur le travail. Entre ses études, les réunions avec le gouvernement et le militantisme… les journées sont trop courtes… Extrait de "13h15 le dimanche" du 27 mars.

"El Khomri, t'es foutue, la jeunesse est dans la rue !""On ne sera jamais de la chair à patrons !" scande une partie de la jeunesse descendue dans la rue pour contester le projet de loi sur le travail. William Martinet, 27 ans, président de l'Unef, est l'un des porte-voix du mouvement étudiant.

Le jeune dirigeant syndical, très sollicité par les médias, partage son temps entre son master d'économie, le militantisme et les négociations avec le gouvernement. Comment vit-il le fait d'incarner cette lutte pour beaucoup de monde ? "On voit ma tronche à la télé tout le temps et je pense que j'en soûle quelques-uns. Ils doivent se demander qui est cet étudiant qui parle tout le temps en ce moment…"

"Le CDI est une des conditions pour pouvoir construire sa vie"

"Les journées qui ne durent que vingt-quatre heures, c'est un problème", affirme le leader du syndicat étudiant proche de l'aile gauche du Parti socialiste… qui n'est pas aux 35 heures… "Les 35 heures, c'est dans le Code du travail, mais quand on s'engage, c'est différent. Ni en ce moment, ni dans le reste de l'année d'ailleurs, on n'est aux 35 heures quand on milite", affirme-t-il en hâtant le pas entre deux rendez-vous.

En France, un tiers des jeunes ont un contrat dit précaire, soit un 1,7 million, mais 61% ont signé un CDI qui "n'est pas, selon William Martinet, le rêve, l'eldorado, mais juste une des conditions pour pouvoir un peu sereinement construire sa vie : s'épanouir dans son travail, sa vie personnelle, amoureuse, ses loisirs… Un minimum de sécurité professionnelle… Cette question reste essentielle."

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