Travail : victime de racisme au quotidien

Une étude de l'Institut Montaigne sur les discriminations de l'entreprise montre que lorsque l'on s'appelle Mohammed, on a quatre fois moins de chances d'être recruté que lorsqu'on s'appelle Michel. 

FRANCE 2

Moustapha est chauffeur poids lourds dans l'est de la France. Ce jour-là, il revient au siège de son ancienne entreprise. L'angoisse de ce Franco-marocain de 36 ans : tomber nez à nez avec son ex-employeur. Il y a trois mois, ce dernier a prononcé des mots très durs contre Moustapha. La scène s'est déroulée sur le parking de la PME. Le chauffeur est violemment pris à partie. Motif ? Il n'aurait pas mis assez d'eau dans la citerne de son camion. 

Conséquence de l'après-Charlie Hebdo ?

Pour les propos qu'il a tenus, le patron risque jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Encore choqué par cette agression, Moustapha est aujourd'hui en arrêt maladie, assommé par les antidépresseurs. Ce patron qui l'avait embauché s'est subitement durci il y a quelques mois, c'était en janvier 2015. Le chauffeur a depuis porté plainte contre son ancien patron, pour discrimination liée à son appartenance religieuse.

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Une femme travaille devant son ordinateur dans le New Jersey (Etats-Unis). 
Une femme travaille devant son ordinateur dans le New Jersey (Etats-Unis).  (TETRA IMAGES / GETTY IMAGES)