VIDEO. "Merci de montrer que l’on peut gagner sa vie dans le privé", lance un député pour défendre Muriel Pénicaud

La plus-value de 1,3 million d'euros réalisée en avril 2013 par l'actuelle ministre du Travail, alors DRH chez Danone, a fait polémique. Muriel Pénicaud avait revendu des stock-options au plus haut, l'action étant dopée par l'annonce d'un plan de licenciement de 900 salariés.

Alors que l'Assemblée poursuit son examen du texte autorisant le gouvernement à modifier par ordonnances le Code du travail, un député MoDem est monté au créneau pour défendre Muriel Pénicaud dans l'affaire des stock-options. L'actuelle ministre du Travail, alors DRH chez Danone, avait réalisé une plus-value de 1,3 million d'euros en avril 2013 en revendant des stock-options au plus haut, l'action étant dopée par l'annonce d'un plan de licenciement de 900 salariés.

"Il est normal que de brillants salariés gagnent de l’argent"

Rien de scandaleux aux yeux de Patrick Mignola, qui a pris la parole à la tribune de l'Assemblée mardi 1er août pour défendre la ministre victime, selon lui, "d'attaques personnelles", notamment de la part des députés de la France insoumise. "Que lui reproche-t-on ? réagit-il. On lui reproche d'avoir gagné de l'argent."

"Eh bien, a-t-il poursuivi, moi, je dis, à cette tribune, à l'Assemblée nationale, qu’il est normal que de brillants salariés gagnent de l’argent que ce soit en salaire, en primes, en participation, en intéressement et même en stock-options. Merci, madame la ministre, de montrer que l’on peut gagner sa vie dans le privé avant de devenir ministre."

Patrick Mignola et Laurent Wauquiez à Lyon le 16 septembre 2015.
Patrick Mignola et Laurent Wauquiez à Lyon le 16 septembre 2015. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)